Alors comme ça, l’Etat redeviendrait propriétaire d’un petit morceau de filière sidérurgique… Moi qui ne suis pas économiste et qui observe simplement les faits et leur cohérence, je trouve que cette assertion Montebourienne a un côté un peu bravache, étant donné le budget en faillite de notre Etat… Aurions-nous les yeux plus gros que le ventre ? ou les mots plus ambitieux que notre capacité réelle… l’histoire proche nous le dira. J’ai hâte de lire les commentaires de la presse étrangère qui exploite déjà à fond le filon des singularités françaises pour nourrir ses éditoriaux. Nous sommes parfois parfaitement à contretemps, comme l'écrit ce matin Nicolas Demorand dans Libération, « Espérons très en dehors du fameux cercle de raison qui estime que ces choses-là ne se font plus depuis les soviets 45 ou 81, que les résultats seront positifs ». Mais revenons à notre singularité française au risque d’être un peu narcissique ce matin : je vous conseille de vous plonger avant noël dans la lecture de ce hors série du Courrier international qui porte pour titre : "Les Français sont-ils normaux? 33 raisons d’en douter selon la presse internationale". C’est l’occasion de se mirer dans les yeux de nos contemporains qui s’amusent que la swatch, le café, les poignées de mains sur les marchés soient le viatique pour conquérir le pouvoir en France ; un autre article explique notre exception culturelle et son cortège de petites manies -ronds-points partout, passer à table à midi trente, etc. - ou encore, on découvre que les Allemands s’étonnent de voir qu’il existe en France 3 administrations/institutions - contre vents et budgets- qui veillent au bon usage de la langue française. Une délégation à la langue française et aux langues de France est chargée d’observer l’évolution de la langue, l’Académie française de veiller sur le dictionnaire et puis la commission de terminologie et de néologie qui doit traduire les anglicisme dans notre langage courant. 3 institutions, selon le Frankfurter allgemeine Zeitung, ce n’est pas très normal… Eh oui, il faut le reconnaître, nous ne sommes pas très NORMAUX, mais ce qui serait bien c’est qu’en plus nous soyons vraiment intelligents et que notre pays devienne autre chose qu’un musée à ciel ouvert où le monde nous observe sans nous envier comme les visiteurs d’un Aquarium géant qui sont bien contents d’observer le spectacle mais qui, pour rien au monde, ne rentreraient dans l’eau.

Au menu de notre matinée ensemble, on poursuit notre conversation avec Dominique Charpin, spécialiste de la vie en Mésopotamie, 20 siècles avant JC. Et puis à 5h25, on part pour Madagascar, pays avec lequel nous n’avons quasiment pas de décalage horaire. Le correspondant de l’AFP sur l’île nous racontera la reconstruction, très politique du Palais de la Reine, siège de la royauté malgache. Et puis, en toute fin d’heure, à 6h-10, un historien nous racontera la traversée de la France que commença Charles Quint, à l’invitation de François 1er, un 27 novembre 1539 et qui marque le début de la courtoisie diplomatique…

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