Un mot au cœur du 5-6 ce matin : le ciel. Non, pas la météo, on arrête avec la météo ! Le ciel, qu’on observe, qu’on scrute, pour voir tomber des météorites. Avec des caméras, par exemple. C’est un peu la vidéosurveillance du ciel, le projet Vigie-Ciel, dont nous parlera Brigitte Zanda. Cette spécialiste des météorites est l’invitée du 5-6 toute la semaine.

Il y a celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, disait Aragon. On peut y croire mais réclamer un petit arrangement à l’Eglise, notamment pour divorcer ! Nous irons en Pologne, où de plus en plus de catholiques se lancent dans une procédure d’annulation de leur mariage. L’église polonaise dénonce même un phénomène de mode.

Celle-là croyait au ciel, assurément. Jeanne d’Arc est aussi au sommaire du 5-6 : elle est morte un 30 mai, en 1431. Le médiéviste Didier Le Fur sera l’invité des oubliettes du temps.

Actualité mortuaire

Bien sûr, il fait moche, il fait gris, y’en a marre de ce temps pourri. Bien sûr, c’est la crise, c’est la rigueur, y’en a marre de cette actualité déprimante. Mais on sera tranquille quand on sera mort, pouvaient encore penser ceux qui pratiquent l’humour noir ! Eh bien non, je suis désolée de les décevoir ce matin, mais non. Même mort, on ne vous fiche pas la paix. Pour preuve, deux infos glanées dans la presse ces jours-ci.

La première nous conduit en Israël, où un nouvel impôt fait un peu râler (oh, je ne vois vraiment pas pourquoi). Pour tenter de combler un déficit budgétaire abyssal, lisais-je dans le Point il y a quelques jours, les fonctionnaires des finances israéliens ont imaginé un nouvel impôt local : la taxe sur les morts! Il est question en effet d’annuler l’exemption de taxe municipale sur les sociétés de pompes funèbres qui gèrent les cimetières. Furieuses, ces dernières ont annoncé que ce nouvel impôt serait répercuté sur les familles des défunts. Si le gouvernement entérine cette proposition, en janvier prochain, les héritiers pourraient donc avoir à payer, chaque mois, un impôt local sur les tombes de leurs chers disparus. L’impôt sur les tombes serait collecté, comme une taxe d’habitation, par les municipalités, qui se verraient transmettre la liste des propriétaires de sépultures tenue par les pompes funèbres. Mais je vous rassure, les experts en fiscalité locale doutent d’une entrée en vigueur rapide de cette taxe sur les morts, parce que son calcul serait un véritable casse tête. Notamment en raison de cette question : qui paie, la famille maternelle du défunt ou sa famille paternelle ?

Pour la deuxième actualité "mortuaire" du moment, direction l’Allemagne. Une conférence scientifique a été organisée à Hambourg pour plancher sur l’étonnante "durée de vie" des cadavres. Voilà qui inquiète la communauté scientifique : les corps enterrés dans les cimetières mettent beaucoup de temps à se décomposer. En Allemagne, une quarantaine de cimetières n’acceptent plus de nouvelle inhumation car ils sont remplis de corps non décomposés. Pour l’instant, aucune explication n’a été trouvée, il y a plusieurs hypothèses. Les pesticides et la pollution sont pointés du doigt : peut-être détruisent-ils les bactéries nécessaires à la décomposition des corps. Mais ce phénomène pourrait aussi être lié à ce qu’on mange de notre vivant. Une alimentation trop riche en … conservateurs expliquerait pourquoi on ne disparaît plus une fois enterré ! Pensez-y la prochaine fois que vous lirez la liste des ingrédients sur un pot de yaourt, et son cortège de conservateurs : E210, E211, E222… C’est peut-être grâce à eux qu’on restera longtemps, très longtemps sous terre. Voilà qui aidera à se mettre en appétit !

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.