[scald=39499:sdl_editor_representation]Ce matin-là, pour notre portrait au saut du lit ou presque. Pas de croissant, pas de pain au chocolat. Et surtout pas d’interview avant 10h30 ! Anouk Grimberg a besoin de laisser du temps au temps pour que les mots viennent à elles. Comme une résistance à l’esprit zapping qui consomme à tout va des images, des infos et des langues de bois... Me voici donc, dans le quartier du 18ème arrondissement, pas loin de la Butte, dans un petit coin calme. Au fond d’une cour, un petit air de campagne et l’actrice Anouk Grimberg qui m’accueille avec un grand sourire : « bonjour, moi c’est Anouk », me dit-elle tout simplement. Son fils vient de partir au lycée, un café, un petit air de musique classique dans le salon, des pastels au mur. Car la comédienne peint aussi des drôles de tronches, des têtes venues d’ailleurs. Le micro est allumé, le chat « Chouna » nous regarde et nous écoute, lové bien au chaud sous une lampe. Tout est doux chez Anouk Grimberg, son cocon à elle, sa voix profonde, son regard brun. Comme pour se protéger de la violence de dehors. Elle qui a une image de comédienne qui joue souvent les femmes fragiles ou au bord de la crise du nerf. Sur le fil. Ecorchées, entières. Anouck est née dans les livres de son père, l’auteur dramatique Michel Vinaver, elle fait du théâtre dès l’âge de 12 ans dans une pièce de Jacques Lasalle, et puis, il y a eu les « années Bertrand Blier » au cinéma. Anouk Grimberg, c’est le « mentir vrai », être le plus authentique et servir des mots qui rendent plus forts. Des mots de la résistance qui donnent du courage. A l’affiche du théâtre de la Commune d’Aubervilliers, elle incarne Rosa Luxembourg, célèbre militante communiste allemande. Rosa, La vie. Rosa, la révolutionnaire avec Anouk la douce révoltée. Bienvenue chez elle Bienvenue chez Anouk Grimberg### invité(s)

Anouk Grinberg

Elle commence toute jeune le théâtre. Très vite le "ton Ginberg" est donné: une étonnante liberté, une manière d'empoigner les rôles avec fièvre, une intransigeance et une humanité peu commune. (source : presse/Espace Berggruen) Anouk Grinberg lit les lettres de Rosa Luxemburg emprisonnée et tuée à l'issue de l'insurrection spartakiste en 1919. Rosa, femme "révolutionnaire" décidée à rester droite face à l'adversité de la vie, et à profiter de chaque moment de bonheur...Anouk Ginberg dit d'elle: "Je crois que c'est l'inverse de l'austérité. C'est une tête avec un coeur dedans, qui bat pour le monde entier." Au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers, jusqu'au 9 octobre. Sur le même thème, Anouk Grinberg a choisi des textes "Rosa, la vie, lettres de Rosa Luxemburg" publiés aux éditions de l'Atelier, en coédition France Culture... Un livre contenant cahier-photos et CD-audio produit par France Culture Elle sera aussi en février 2010, Araminte, dans Les Fausses Confidences de Mar### programmation musicale

Dionysos

Song for a Jedi label: Trema### DOMINIQUE A

Nanortalik label: Philips### Anis

Dieux protège nos os label: Virgin### Bernard Lavilliers

Bosse label: Virgin### Dan Black

Yours label: AZ### Omar Pene

Ndam label: Aztec music### Morcheeba

Otherwise label: WEA### Kings of convenience

Boat behind label: AZ### Yves Montand

Trois petites notes de musique label: Philips### Thomas Dutronc

J’suis pas nasdaq label: Mercury### liens

Théatre de la Commune d'Aubervilliers

Espace Berggruen

France Culture

Editions de l'Atelier

L'équipe
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