Elle était la scandaleuse, la pécheresse dans la France de De Gaulle.

Déjà dans son village, la gamine fut virée du pensionnat par les bonnes sœurs qui découvrent son histoire d’amour avec une jeune fille. Régine Deforges, une femme libre avant l’heure.

Editrice taxée de pornographe car elle publiait des œuvres érotiques vendues sous le manteau. On ne badine avec la morale, elle fut censurée et condamnée neuf fois pour outrage aux bonnes mœurs.

Régine Deforges
Régine Deforges © marie_astier /

La grande prêtresse de l’érotisme faisait rougir ces messieurs dans les années 60 en publiant « Les Onze Milles verges » d’Apollinaire.

Depuis, il y eut la saga de « la Bicyclette bleue », un succès mondial qui fit d’elle une romancière ultra populaire. Un peu trop au goût de certains grincheux de l’Intellegencia. Régine Deforges revisite l’Histoire par la porte de la fiction.

La romancière est fascinée par les grands héros, les révolutionnaires, les extravagants, ceux qui ont osé dire « non ».

« L’Histoire prouve que ce sont les situations exceptionnelles qui font les hommes : les héros comme les salauds ».

Et comme on a les héros qu’on mérite, Régine Deforges met en en scène ses fantômes de la résistance.

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