[scald=39659:sdl_editor_representation]«Je préfère l’angoisse de l’errance à la protection des pénates » : Fatou Diome. L’exil, c’est sa matière première, sa «marmite de sorcière», c’est aussi et surtout le premier chapitre de sa vie et le scénario de tous ses romans. Fatou la «Sénégalaise de l’extérieur» comme elle se qualifie, n’oubliera jamais le jour où la pirogue quitta Dakar pour l’Eldorado de l’Europe. Immigration clandestine et choisie au péril de sa vie… C’était il y a quinze ans. Depuis, la romancière ne cesse d’écrire sur cet océan qui sépare ceux qui partent et celles qui restent. Les « malgré nous du voyage ». Les sans papiers, les clandestins, les immigrés chassés par les politiques sécuritaires. Des «sans» à qui Fatou donne des noms, des histoires, des amours, des «avec». Dans son 1er roman, «Le ventre de l’Atlantique», Fatou Diome met en scène les fils courages, les hommes de l’exil. Dans son dernier livre «Celles qui attendent», elle raconte l’histoire d’Arame, de Bougna, Coumba, Data, les mères et épouses de clandestins. Celles qui attendent un mari imaginaire ou un fils perdu en mer. Celles qui survivent à l’arrière, dans cette autre guerre d’usure contre la pauvreté. Des invisibles, d’autres «sans» à qui la romancière donne des prénoms, des corps, des frustrations, des joies et des larmes. L’émigration sous un visage féminin avec des femmes qui ont oublié de pleurer, là-bas de l’autre coté de l’Atlantique, ce fichu océan qui sépare les hommes des femmes.A nos amours de Maurice Pialat (1983) Ce film, c’est d’abord la révélation d’une future grande actrice : Sandrine Bonnaire laquelle d’entrée de jeu trouve avec Pialat un formidable père de cinéma, à tous les sens du terme puisqu’ils forment précisément ici un couple père-fille.

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