Il y a l’aube des poètes et puis celle qui arrive. Le petit matin des poètes, c’est « l’heure où blanchit la campagne », pour Victor Hugo, « l’aube qui grandit », chez Verlaine. Mais l’aube d’ici n’est pas celle des poètes. Ici , c’est le village dépeint par Thierry Beinsteingel dans son nouveau roman, Faux Nègre . « Ici, l’aube n’attend rien, écrit-il, elle ne provoque pas grand-chose. Elle arrive et puis c’est tout, c’est le réveil. Un bol de café bu debout sur le seuil, porte ouverte, face à la nuit encore sombre (…), en regardant au-delà des arbres lointains la pâle couleur de chou-fleur qui annonce le jour. L’aube arrive sans prévenir, avec banalité, rien à voir avec une aurore de poète.»

Eh bien je vous propose un détour par "ici", ce matin, une immersion dans ce village. Le romancier Thierry Beinsteingel est l’invité du Matin du Départ.

Avant cela, vous retrouverez Colombe Schneck en faut de sa pile de livres, l’actualité du web, avec Gabriel Pereira. Nous ferons un crochet par le Guatemala, avec mon invité grand reporter : Antonio Fischetti s’est rendu pour le magazine A/R dans une cité maya au milieu de la jungle, sans doute le site archéologique le plus isolé du monde.

AvecCaroline Gillet , nous aurons 8 ans ce matin. «A ton âge », c’est une série de portraits qui nous offre une vie en accéléré. Chaque semaine, on est un plus vieux. Suzanne, 8 ans, sera au micro de Caroline à 6h10.

Et puis dansle "bestiaire", un cri du petit jour. Pas forcément celui des poètes, mais un cri guttural, rauque, impressionnant :le brame du cerf commence à résonner dans les sous-bois ces jours-ci, à l'heure où blanchit la forêt.

Faux nègres
Faux nègres © / Fayard
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