Cécile Ladjali
Cécile Ladjali © Bruno Nuttens

« Très tôt, on m’expliqua que j’étais née dans une grande maison en Suisse. Qu’il y avait des enfants qui naissaient dans les ventres et d’autres dans les grandes maisons. Les grandes maisons c’était quand même beaucoup mieux que les gros ventres sales et mous. »

Dans son nouveau roman « Shâb ou la nuit », Cécile Ladjali assume le je . Je n’est pas une autre.

Je c’est une gamine née Roshan et rebaptisée Cécilia, qui repart dans le pays de son enfance, l’Iran. Un pays qui fait peur dans les années 80. Un pays dont ses parents adoptifs ne lui parleront jamais. Cécile Ladjali vient d’une famille de non dits, « des parents conspirateurs taiseux », comme elle dit.

Et comme le romanesque est dans la vraie vie aussi, la fille choisira la littérature pour mettre des mots sur tous les silences de son enfance.

La romancière Cécile Ladjali entre chien et loup.

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