[scald=39675:sdl_editor_representation]Dans le cinéma de Philibert, y’a toujours un coin de ciel bleu, un idéal collectif, un mieux vivre ensemble malgré le noir de dehors. Sa caméra est toujours du côté des «sans», des marges, des mondes soit disant fermés, vu de loin. Esprit « cinéma militant » des années 70 plus inspiré par le peuple que les people. Philibert, un humaniste qui croit plus en l’instit’ qu’en le curé. Même si l’instit’ se rebiffe. Etre et avoir, être et avoir été, droit à l’image et droit à l’erreur. Des succès, des procès, des doutes et toujours le même désir de raconter les autres. Filmer pour comprendre, voir sans être vu avec des documentaires qui posent des questions, sans « moi je », sans commentaires, sans penser à la place de l’autre. Le réalisateur a la curiosité des étranges étrangers, de ceux qui font peur, de ceux qui ne rentrent pas dans la case étroite de la dite normalité. Filmer pour résister. Voilà le cinéma de Nicolas Philibert, un homme qui préfère « l’être à l’avoir ».«Assassins et voleurs» de Sacha Guitry (1957) Poiret et Serrault sont en vedette dans ce film plutôt méconnu du génial Sacha Guitry mais on y trouve aussi ce morceau de bravoure joué et même improvisé par Darry Cowl au meilleur de son délire verbal. Du grand art dans le n’importe quoi !

invité(s)

Nicolas Philibert

Nicolas Philibert a tourné dans l’univers psychiatrique, chez les sans papiers, dans le pays des sourds. Filmer « avec » plutôt que filmer « sur ». Voilà le scénario du pudique mélancolique qui signa son premier film avec Gérard Mordillat. En 1978, « La voix de son maître » mettait en scène les patrons des années 80, esquissant déjà l’image d’un monde futur gouverné par la finance.### liens

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