Enki Bilal
Enki Bilal © Flammarion / Bernard Matussière

G are de l’Est, sous la pluie, Enki, 10 ans, sa main dans celle de sa mère et l’adieu à un pays qui un jour n’existera plus, l’ex Yougoslavie. Un enfant de la future guerre des Balkans, un enfant né dans un pays fantôme.

Petit Enki devenu grand, devenu Enki Bilal, peintre de ses obsessions, inventeur d’une BD métaphysique et baroque.

Avec des femmes longues aux seins bleus, des héros cabossés, des têtes de zèbre et des animaux qui parlent. Et ce gris blanc « Bilalien » qu’il créé avec la cendre de son cigare.

Tito, la guerre, la SF, Pilote, Belgrade, le communisme, Baudelaire, le cinéma… Bilal l’auteur de « La foire aux immortels » se raconte par touche, en touchant à tout, la Bd, le cinéma, les décors d’opéra, les mises en scène de théâtre. Ce nec plus ultra de l’hybridation, né d’une mère tchèque et catholique et d’un père bosniaque et musulman, balade sa vision du monde graphique et chaotique.

Un dessin visionnaire avec Pierre Christin dans « Partie de Chasse », il met en image la chute de l’empire soviétique et imagine les attentats du 11 septembre 2001 dans « le Sommeil du Monstre ». Enki Bilal dessine le pire des mondes en rêvant secrètement au meilleur.

Enki Bilal
Enki Bilal © Flammarion / Enki Bilal
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