Dany Laferrière a un jour demandé à sa grand-mère si le fait de rester assise à boire du café toute la sainte journée était une preuve de sagesse. Elle a répondu, avec un léger sourire, qu’une bonne partie de sa sagesse venait de son arthrite qui la fait tant souffrir. Mais il sait aussi que ce petit sourire vient de son intelligence qui l’a si gentiment convaincue que rester immobile permet de saisir autrement la vie. Elle se verse une tasse de café qu’elle sirote tranquillement avant d’ajouter qu’il vaut mieux ne pas savoir ce qu’est la vie du moins tant qu’on est vivant.

Rupture de rythme, ce matin, dans votre 5-7 du week-end. Dany Laferrière est mon invité,écrivain canadien né en Haïti, membre depuis quelques mois de l’Académie Française , il est aussi le spécialiste mondial de la sieste. C’est ainsi qu’il se présente dans son dernier livre au titre enchanteur : « l’Art presque perdu de ne rien faire ». J’ai le grand plaisir de le recevoir pour « le matin du départ ». Le voyage avec lui démarre tout à l’heure en Haïti. Rendez-vous à 5h35.

Un invité grand reporter, au programme également. A 6 heures et quart, je recevrai Tanguy Berthemet , qui rentre du Liberia pour le Figaro. « Dans l’enfer d’Ebola », c’était le titre de l’un de ses reportages. Tanguy Berthemet a notamment visité le centre de soin installé par médecins sans Frontières à Monrovia.

Il sera aussi question d'un tout petit oiseau, à peine grand comme l’ongle de votre pouce, qui traverse en ce moment l’océan. Le colibri est en pleine migration, et c’est assez impressionnant d’imaginer qu’un si petit animal peut parcourir de telles distances. On brossera le portrait du colibri dans le Bestiaire.

Dany Laferrière au Salon du livre de Paris, en 2010
Dany Laferrière au Salon du livre de Paris, en 2010 © Georges Seguin
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