« Je préfère l’angoisse de l’errance à la protection des pénates », dixit Fatou Diome.

L’exil, c’est sa matière première, sa « marmite de sorcière », c’est aussi et surtout le premier chapitre de sa vie.

L’écrivaine Fatou Diome, « la Sénégalaise de l’extérieur » comme elle dit, n’oubliera jamais le jour où la pirogue quitte Dakar pour l’Eldorado de l’Europe.

C’était il y a plus de quinze ans. Depuis, la romancière ne cesse d’écrire sur cet océan qui sépare ceux qui partent et qui restent.

Les « malgré nous du voyage ».

Dans son nouveau roman « Impossible de grandir », elle raconte l’histoire de Salie qui lui ressemble. Une insomniaque qui cohabite avec « La Petite », sa petite voix intérieure qui la ramène sans cesse à ses souvenirs d’enfant illégitime, élevée par sa grand-mère et déçue par tous ces adultes qui mentent. Grandir c’est « Oser se retourner et faire face aux loups », écrit Fatou Diome, notre portrait entre chien et… loup.

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