La députée des Yvelines, tête de liste Les Républicains / UDI pour les régionales en Île-de-France, était l'invitée de Patrick Cohen.

Que faire de Nadine Morano ?

« Il y aura une commission d’investiture le 7 octobre et nous allons, je pense, tous ensemble lui retirer la tête de liste aux régionales en Meurthe et Moselle. »

« J’étais l’une des premières à condamner ces propos et à dire que la France n’était pas une race mais une Nation […] avec des Français qui veulent avoir un destin commun. »

Révélateur d’un glissement plus vaste ?

« Il n’y a aucun glissement. Les Républicains sont d’un seul bloc hostile à toute alliance avec le Front national. »

« La condamnation de ces propos sont unanimes dans nos rangs. »

Lellouche : « elle a dit maladroitement ce que pensent beaucoup de gens dans notre pays »

« Si vous voulez que je vous dise […] qu’il y a des replis identitaires et communautaires qui sont graves je vous répondrais oui. Tout l’enjeu de la campagne des régionales c’est le développement économique […] On n’est plus capable de faire vivre ensemble tous les Français sur le même territoire . »

Les élus accompagnent ou combattent ce replis ?

« Moi je le combat avec un discours qui allie l’humanité et la fermeté. […] De ce point de vue il y a des dérapages dans le respect de la loi qui accroit les tensions dans ce pays. [….] Exemple la burka. Je suis en campagne. en Ile-de-France en campagne et je vois des femmes avec des voiles intégral. J’ai saisi Manuel Valls de la question, […] Est-ce que vous acceptez que la loi Française qui interdit la loi française ne soit pas respectée ? Il m’a répondu circulez il n’y a rien à voir. C’est intolérable. »

« L’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur de la république elle s’impose à tous les Français, à toutes les religions. »

« Si on refuse de défendre la loi, les valeurs, on aura cette haine de l’autre. »

Proposition de loi du Front de gauche qui vise à supprimer le mot race de la loi française ?

« Le sujet n’est pas là, il est dans le vivre ensemble. Ce n’est pas en supprimant un mot qu’on supprimera le problème. »

Un des axes de votre campagne : les transports et 4,5 milliards dans les transports

« J’investirai beaucoup plus. »

« Nous avons trouvé la possibilité de le faire dans le changement complet de philosophe de financement du mode de transports. Jusqu’à présent, le syndicat des transports achetait le matériel comptant pour la SNCD et la RATP. Depuis deux ans, le syndicat des transports est propriétaire de son matériel. Quand vous achetez un matériel pour vous, vous le payez. Il faut acheter ce matériel en crédit-bail. Au lieu de payer comptant on paie sur trente ans et on peut rénover. »

« Il y aura aussi un volet sur les embouteillages. C’est un mot qui ne franchit jamais la bouche des élus de gauche. […..] En 2035 la route ce sera un chemin, ce ne sera plus un aspirateur à pollution, tout dépend de ce qu’on fait rouler dessus . […] Il faut reprendre un plan d’investissement routier. »

Le tarif unique du Pass transilien, vous aviez farouchement combattu cette mesure ?

« Je n’ai pas critiqué le principe du Pass unique, j’ai contesté que cette mesure n’était pas financé. Il manque 300 millions. Si la région avoue 200, comptez 300. [Si je suis élue,] je ne reviendrai pas là-dessus, j’assumerai le bilan de la gauche parce que je ne vais pas jouer au yoyo avec le pouvoir d’achat des Franciliens. […]Le sujet c’est ça : comment mes adversaires politiques vont financer ces 300 millions. Je vous annonce 300 millions de hausse d’impôts en janvier si la gauche passe aux régionales. De mon côté je vais le financer sans hausse d’impôt et je proposerai des mesures de lutte contre la fraude, des mesures de réduction du train de vie du conseil régional et des mesures de suppression d’une tarification qui me paraît particulièrement injuste qui est la tarification à 75% de réduction pour les étrangers en situation irrégulière et leur famille. »

« Je serai un président entrepreneur qui gèrera l’argent des Franciliens à l’euro près »

(Auditeur) Au niveau du financement, vous pouvez vous engagez à ne pas recourir à un partenariat public / privé ?

« Je vais vous parler de quelque chose qui est un scandale. La France ne va pas chercher un certain nombre de crédits auquel elle a droit. […] Bruxelles a annulé 50 millions d’euros […] de crédits européens pour l’emploi qui étaient destinés à la région Ile-de-France, faute de mobilisation […] pour qu’on puisse présenter des actions à ces fonds européens. [….] Il y a aujourd’hui un plan qui s’appelle le plan Junker qui est un grand plan d’investissement européen de plusieurs dizaines de milliards. Je suis allée voir le commissaire européen Katainen il y a quelques semaines, il m’a dit, je n’ai pas encore vu de représentants de l’Ile-de-France. [….] SI les présidents de régions étaient mobilisés ils iraient chercher cet argent européen. […] Et ça vaut aussi pour les crédits recherche et innovation. Nous avons un taux de retour Horizon 2020 qui est un plan pour financer la recherche au niveau européen qui est de 12% alors qu’on en finance 16,5. Ce n’est pas normal nos chercheurs ne sont pas les meilleurs d’Europe. »

« Les partenariats publics privés il faut faire attention. […] Il peut y en avoir, ce n’est pas tabou pour moi, j’en ai fait pour les universités mais je serai tout sauf naïve, je serai un président entrepreneur qui gèrera l’argent des Franciliens à l’euro près. »

Vous êtes pour remettre un péage de portique pour les poids-lourds ?

« Je souhaite qu’on ait une écotaxe pour les poids-lourds en transit, pas pour les poids-lourds qui participent à la richesse de l’Ile-de-France . »

Un remix de Lilly Wood and the Prick a été utilisée lors de meetings de Valérie Pécresse

C’est une erreur de notre part, on ne voulait pas en faire une utilisation politique du morceau ni de les entrainer dans un engagement politique mais j’aime la pop électro

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