Thomas Piketty
Thomas Piketty © Radio France / Anne Audigier

En censurant la taxe à 75%, le Conseil constitutionnel souligne une autre particularité du système français d'imposition des revenus, qui s'appuie sur la notion de foyer fiscal. Il estime ainsi que la taxe aurait créé une inégalité entre des foyers touchés et d'autres non touchés alors qu'ilsgagnent au total des montants équivalents.Les conséquences d'une refonte ou d'une suppression de ce "quotient conjugal", que la France et l'Allemagne sont les seuls à utiliser en Europe, pour individualiser l'imposition, sont undes obstacles sur la route d'une grande réforme fiscale.Dans un entretien croisé réalisé par Mediapart en 2011 avec,l'économiste Thomas Piketty, chantre d'une fusion impôt sur le revenu-CSG pour reprendre la progressivité du premier et l'assiette large de la seconde, François Hollande reprend cette idée mais tique sur les détails."Thomas Piketty est pour l'individualisation de l'impôt, je pense qu'il faut faire attention" aux hausses de prélèvements que cela déclencherait pour certains. "On crée un risque que la réforme ne soit pas comprise et ne soit pas admise.""Je pense que dans un premier temps, il faut instaurer un transfert des hauts revenus vers les revenus moyens et modestes et ne pas créer de transferts à l'intérieur des revenus moyenset modestes", poursuit le futur président.Le quatorzième engagement présidentiel de François Hollande prévoit "une grande réforme permettant la fusion à terme de l'impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d'unprélèvement simplifié sur le revenu (PSR)".

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