Il a déclaré soutenir Nicolas Hulot, et publie un pamphlet anti-Valls : le député écologiste de Gironde est l'invité de Patrick Cohen.

La bataille parlementaire contre la loi El Khomri reprend aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Vous en serez ?

Bien sûr que j’en serai. (…) C’est une contre-réforme (…) les entreprises vont pouvoir faire ce qu’elles veulent par rapport aux accords de branche.

Si les salariés le veulent !

Les propositions vont viser le dumping social. On va assister à une remise en cause en cause des acquis sociaux (…) on ne doit pas accepter à la marge un certain nombre de petits arrangements.

Il ne peut pas être amendé ?

Le Premier ministre a dit on ne changera rien si ce n’est à la périphérie, or le cœur est mauvais, alors pourquoi la voter.

La droite va présenter une motion de rejet. Vous la votez ?

Non. (…)

Et le 49-3 ?

Ce serait un déni démocratique. (…) De la part d’un gouvernement de gauche demander un passage en force sur une loi sociale ! (…) On touche au statut du salarié, à une régression, pour cette raison nous ne devons pas accepter le 49-3.

Vous signez un livre « Contre Valls », un réquisitoire impitoyable contre le Premier ministre accusé, ou même coupable de tous les maux. C’est l’homme à abattre Manuel Valls ?

Il faut contextualiser les choses. Ce n’est pas la personne mais ce qu’il représente aujourd’hui qui nous intéresse. Comment une partie de la gauche s’est laissée contaminer par une partie de la droite et de le trianguler. (…) Le jour où elle a proposé la déchéance, elle a franchi une ligne rouge.

Pour Rémi Fraisse, il est normal de remettre en cause la chaîne de commandement (…) on voit ce qui est en train de se passer à Nuit debout, tous les soirs la police essaie d’empêcher la liberté d’expression (…) nous avions formulé depuis longtemps l’interdiction des flashballs (…) notre police est aujourd’hui excédée, les forces de l’ordre sont excédées (…).

Vous avez des solutions pour empêcher les casseurs de casser ?

Les solutions, il y en avait dimanche 1er mai. (…) Il y a de la part du ministre de l’Intérieur et du premier ministre de stigmatiser els membres de nuit debout (…) qui sont tous des non-violents.

Quand on crée un climat qui conduit à cette tension permanente, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait des blessés d’un côté comme de l’autre.

(…) Je ne fais pas partie de ceux qui réclament des canons à eau. (…) Ce gouvernement n’ose pas dire qu’il ne veut plus de la Nuit debout (…).

Un mot sur la mort de Rémi Fraisse.

Je dis qu’il y a un problème dans la chaîne de commandement, Manuel Valls avait donné des consignes de fermeté. (…) Nous n’avons pas pu aller jusqu’au fond des choses sur la mort de Rémi Fraisse. Nous savons qu’un jeune-homme venu soutenir des manifestations a été victime d’un tir de grenade offensive. C’est là qu’il y a un problème.

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