Candidat à la présidence de la métropole d'Aix-Marseille et soutien de Nicolas Sarkozy a la primaire de droite, le sénateur-maire (LR) de Marseille est l'invité de Patrick Cohen.

Les trafics gangrènent Marseille. Les sommes versées sont énormes : un rapport estime à 2 milliards d’euros. Vous n’êtes pas en train de penser que ce n’est pas le hachich qui tue mais sa prohibition ?

Les trafiquants se livrent à des trafics de plus en plus jeunes. Nous sommes toujours confrontés à ces trafics. Mais il n’y a pas de cité interdite. La police a fait d’énormes progrès. Nous accompagnons avec une police municipale, que nous avons même faire travailler la nuit.

La question de la légalisation du cannabis a été relancée par des élus socialistes...

Les élus Républicains, nous sommes totalement opposés à cela. Nous pensons qu’il faut éradiquer le mal à sa source.

Patrick Mennucci dit qu’il s’est converti à une légalisation. Sans aller jusque-là, quid de la contraventionnalisation ?

À Marseille nous sommes trop confrontés à la brutalité des règlements de compte.

Qu’avez-vous pensé du plan choc de Sarkozy annoncé ce matin ?

Ses propositions vont dans le sens de ce que veulent les Français et les Françaises.

Il est clair que lorsque les socialistes arrivent au pouvoir ils considèrent que la société est responsable de tout ce qui peut se passer. Ils arrêtent la construction de prison et prennent des lois laxistes.

C’est vrai que Taubira a beaucoup de talent mais ses lois ne nous conviennent pas.

Vous dites : je suis un légitimiste, je soutiens Sarkozy mais il faut se méfier d’Alain Juppé.

Alain Juppé est un homme de grande qualité, pour autant je suis un légitimiste. […] J’ai toujours soutenu le chef du parti. Nicolas a du courage, il fonce, il n’hésite pas, voilà ce qui me plaît chez lui.

Je me rappelle quand on rigolait sur les élections américaines : « Regardez il n’y a que Reagan », en France c’est un peu pareil. Ça va mal pour les socialistes.

Vous pensez que votre région ne basculera pas au FN ?

Souvent on nous parle des sondages. Aux élections municipales on me donnait souvent perdant. J’ai fait ma plus belle élection à cette époque-là. Aux élections départementales on nous disait, le Vaucluse basculera pour Le Pen. On a vu tout à fait l’inverse. Dans le Vaucluse, ce sont mes amis qui dirigent actuellement, dans le Var, Falco a la majorité sur tout. A Marseille on gagne et on gagne même avec une jolie femme.

Oui le FN fait des voix mais ne gagne pas au second tour. Estrosi est un magnifique candidat. Nous allons gagner, vous verrez ce que je vous dis Patrick...

37% d’intentions de vote pour le FN en PACA ça ne vous alarme pas ?

Si cette région devait par malheur tomber dans l’escarcelle du Front National ce serait des années perdues. Je ne pense pas que ça puisse arriver.

"Si les salles de shoot sont organisées à l’hôpital, nous n’y voyons pas d’inconvénient"

Vous avez avancé l’élection du président de la métropole...

La métropole entrait en vigueur le 1er janvier 2016 mais il fallait s’occuper de beaucoup de choses.

Votre collègue Maryse Joissains-Masini a publié une lettre contre vous, tonitruante : « vous ne ferez pas un bon président de métropole »

Ça fait 20 ans que je dirige Marseille, si ma gestion était aussi mauvaise, il y a longtemps que je ne serai plus là.

Il faut un peu de respect entre les élus du peuple, d’autant plus que ce n’est pas marrant d’être élu du peuple en ce moment.

(Auditeur) Sur Marseille, il est ressorti la nécessité d’instauration de salles de shoot. 60% des consommateurs injecteurs sont concernés par l’hépatite C.

À l’époque Madame Bachelot faisait pression pour que nous fassions l’expérimentation des salles de shoot, puis François Fillon a dit que non. Nous ne voulions pas d’un bras de fer.

En réalité si les salles de shoot sont organisées à l’hôpital, nous n’y voyons pas d’inconvénients. Mais au sommet de la cannebière nous avons quantité d’accueils des personnes défavorisées. Donc nous n’avons pas besoin de cela. Même si l’adjoint au maire à la santé y était favorable au départ nous avons décidé que nous ne le ferons pas, ce n’est pas possible, d’autant que nous n’avons pas de coup de main de l’Etat sur le sujet.

(Auditrice de Marseille). Lorsque j’ai reçu ma taxe d’habitation j’ai eu une surprise. Ma taxe est passée de 850 à 1300 euros. J’ai d’une part subi tous les travaux du tram et lorsque j’ai demandé un dégrèvement au service des impôts, ce dégrèvement m’a été refusé.

Pendant les 3 dernières années nous n’avons pas augmenté les impôts, nous avons fait une augmentation de 4,9 ce qui est bien moins important que dans d’autres villes. Il y a un désengagement de l’Etat. 20 millions d’euros nous ont été supprimés.

Ça veut dire que pour l’instant nous faisons d’énormes efforts. Nous avons réduits nos dépenses. Nous freinons aussi nos investissements. Les rythmes scolaires qui nous ont été imposés, coutent aussi 22 millions sur l’année.

On demande tout au maire. Il faut le développement mais quand on fait des travaux on se plaint.

Je me demande ce que ça doit être chez madame Aubry qui a augmenté de 10%.

Nous appliquons à Marseille les règles et lois de la République. Je déplore que l’administration n’ait pas regardé plus attentivement votre dégrèvement.

(Twitter) Comme à Paris est-ce que vous mettriez Marseille à vélo ?

Nous avons mis beaucoup de pistes cyclables. De temps à autre nous avons un coup de mistral qui chasse la pollution. Pour l’instant nous n’avons jamais franchi des barrières aussi fortes que dans la capitale.

(Twitter) vous fermez l’office de la culture ?

Nous avons gagné Marseille capitale européenne de la culture. On a fait le Mucem, on a rouvert le Fort Saint jean. Ca a un succès fou. Mais il est clair que sur la Cannebière nous déplaçons l’office de la culture pour le placer dans un autre lieu.

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