Christian Jacob
Christian Jacob © Radio France / Anne Audigier

Les débats étaient à nouveau tendus, hier soir à l’Assemblée nationale, avec un affrontement entre des députés UMP et Christiane Taubira. La Garde des Sceaux a a dénoncé l'emploi des expressions "triangle rose" et "triangle noir" par Elie Aboud, dans une allusion aux symboles utilisés par le régime nazi.

Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, qui a jugé hier soir l'intervention de la ministre "indigne", a accusé de matin la garde des Sceaux d'avoir "saisi l'opportunité d'une manipulation, une provocation de plus" pour "créer l'incident".

Un incident de séance que Christian Jacob met sur le compte des conditions dans lesquelles les députés siègent, peu propices, selon lui, à la qualité du travail. "Dimanche, on a siégé pendant 22h30. On ne légifère pas dans de bonnes conditions dans ce cadre-là", selon l'élu.

Malgré les échanges toujours très vif, l’examen du texte avance. Il ne reste qu'un peu plus de 3000 amendements à débattre sur les 5.300 déposés. Un nombre d’amendements que le chef de file des députés UMP ne considère pas comme de l’obstruction, selon lui l’UMP "pousse le débat et le gouvernement dans ses retranchements".

Pour Christian Jacob, ce "débat permet de montrer, sinon les mensonges, du moins les contre-vérités sur lesquelles la loi est bâtie". Le Président du groupe UMP considère que la PMA est toujours au cœur des débats, bien qu’elle ne soit pas dans la loi. Il se félicite donc de la l’auto saisine du comité national d’éthique, qu’il considère comme une victoire des opposants au mariage pour tous.

Interrogé par un auditeur sur la "réversibilité de la loi" par un autre gouvernement, Christian Jacob a répondu que l’instauration de la PMA ou de la GPA aurait de graves conséquences qu’il ne "faudrait pas avoir peu de rectifier par la loi"

Il y a des députés socialistes opposés au texte qui sont interdits de parole

Le Président du groupe UMP met en avant la liberté de vote et la liberté de parole au sein de son groupe et le fait que Franck Riester ou Natalie Kosciusko-Morizet, dont la position est divergente, ont pu s’exprimer a la tribune.

Sur le fond des débats à l’Assemblée, il a été question hier de la transmission des noms de famille et du mot "parents" à la place de père et mère, dans le code civil. Christian Jacob est revenu sur une disposition prévoyant d’accoler les noms des parents par ordre alphabétique, en cas de désaccord ou de non choix. Pour le député de la Seine et Marne ce n’est pas acceptable que des parents, qui seraient empêchés d’exprimer leur choix, découvrent que leur enfant ne porte pas le nom de son père en premier.

Reprise des débats cet après-midi aux alentours de 16 heures.

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