christiane taubira veut lancer une réforme du système judiciaire avant juin
christiane taubira veut lancer une réforme du système judiciaire avant juin © reuters /

La ministre de la Justice et Garde des Sceaux est l'invitée de la matinale. Auteur de Paroles de liberté chez Flammarion elle répond aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs.

"C'est pour qui la banane ? C'est pour la Guenon !" C'est par l'interpellation d'une fillette à son endroit lors d'une manifestation anti-mariage gay que la ministre de la Justice débute l'ouvrage "Paroles de liberté."

Silencieuse dans la tourmente, elle a pris le temps de la réflexion pour répondre aux attaques et tenter de faire réfléchir à un phénomène qui, dit-elle, mine "le pacte républicain".

"Il faut parler à ceux qui subissent ces agressions, à ceux qui restent indifférents, à ceux qui croient que c’est banal" a expliqué Christiane Taubira.

Sur l'impulsion du ministre de l'Intérieur, plusieurs villes avaient interdit début janvier à Dieudonné de produire son spectacle "Le Mur". La ministre de la Justice, qui n'a "aucune réticence sur ce qu'a fait Manuel Valls", a expliqué qu'elle "ne confond pas la liberté d’expression et la transgression, une infraction, un délit".

Interrogée sur l'affaire "Buisson" et les enregistrements que le conseiller du Président Sarkozy aurait réalisé, la Garde des Scéaux s'est dite "atterrée" de ces pratiques" car selon elle il est primordial de "préserver les institutions".

La ministre voit dans cette affaire "une déloyauté, une façon de s'exonérer, de s'affranchir de valeurs minimales de relation dans une société. "Quand les citoyens entendent cela, quel respect peuvent-ils avoir pour les institutions? Et quand on ne respecte plus les institutions tout s'effondre", a-t-elle avancé, ajoutant: "Moi, je me m'amuse vraiment pas quand on affaiblit les institutions".

Christiane Taubira

Je suis franchement atterrée, je ne m'en réjouis pas

Christiane Taubira s'est défendue d'être une ministre laxiste comme l'opposition l'a souvent caricaturée, "une image markéting qui a pris du feu de dieu" dit-elle. Elle a noté qu'en vingt mois mois, pas un journaliste n'a demandé à un opposant un exemple de (son) "laxisme".

Une ministre de la Justice qui dit et redit -et notamment à propos de la création d'un nouveau parquet financier national- que ce gouvernement n'a "pas la moindre velléité de contrôler, ni de donner des instructions, ni d’orienter les procédures".

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