Pierre Moscovici
Pierre Moscovici © Radio France / Anne Audigier

Pierre Moscovici n’a visiblement jamais eu de doutes sur la probité de son collègue le ministre délégué au Budget.

En expliquant ce matin qu’il avait demandé à la Suisse "que jouent les mécanismes d’entraide fiscale" pour qu’on vérifie si Jérôme Cahuzac a fermé un compte en Suisse, Pierre Moscovici a affirmé qu’en lançant la procédure il n’avait "pas eu de doute sur le résultat".

Le ministre a confirmé avoir reçu un document sans toutefois vouloir en dévoiler la teneur. Il a juste indiqué qu'il l'avait "transmis à qui de droit, c'est-à-dire à ceux qui sont en train de mener aujourd'hui une information judiciaire". Interrogé sur ce qu'en pensait la justice, il a répondu: "je ne peux pas le dire puisque c'est précisément le secret fiscal".

Le ministre est resté très évasif sur le sujet, Sara Ghibaudo.

Pierre Moscovici a toutefois reconnu que le document constituait "sans aucun doute" une pièce essentielle "mais il faut que la justice joue son rôle", a-t-il poursuivi.

Pétroplus : l'Etat n'a pas ménagé sa peine

Interrogé sur Pétroplus, et sur l’espoir que le Gouvernement a donné aux salariés de Petit-Couronne en parlant d’offres "sérieuses et financées", Pour Pierre Moscovici a demandé aux salariés de ne pas perdre espoir. "Le gouvernement n’a pas ménagé sa peine" dans ce dossier, qu'il continue de suivre de très près et "il est prêt à faire en sorte que l’Etat prenne une participation minoritaire s’il y a une offre sérieuse".

Le projet de réforme bancaire a été musclé par les députés PS en accord avec moi

"Maîtriser la finance" avec une loi qui sépare activités de crédit et opérations spéculatives, c'est un des engagements emblématiques du candidat Hollande.

La réforme bancaire est en préparation actuellement à l'Assemblée nationale. Passage hier soir en commission des finances. Une partie des députés de la majorité qui trouvé le projet du gouvernement "mou" a bataillé jusque tard dans la nuit pour muscler le projet. "En accord avec moi" a dit ce matin Pierre Moscovici, qui a expliqué que les députés ont souhaité donner aux Ministres des Finances "le pouvoir de fixer un plafond d’activités dites de ‘tenue de marché’ pour faire en sorte qu’on puisse faire grossir la taille des filiales, si besoin. (…) C’est une avancée majeure" selon le Ministre de l’économie et des Finances.

En l'absence quasi totale de l'opposition, ce sont donc les socialistes qui ont bataillé. Une absence dénoncée par Pierre Moscovici, pour qui la droite qui reproche au gouvernement de traiter des sujets sociétaux au lieu de s’attaquer aux problèmes de l’économie française, ne siège pas quand on débat de la loi bancaire.

Une loi dans laquelle le ministre de l’Economie et des Finances a voulu une dimension "consommateurs" avec une réforme de la procédure de surendettement et le plafonnement des "commissions d’intervention", qui pourra encore être musclé en séance, Pierre Moscovici y est ouvert.

Pierre Moscovici a salué l'amendement "décisif" voté hier sur les paradis fiscaux à l’instigation des écologistes et socialistes. Cet amendement prévoit, dès l'exercice 2013, la publication par les banques d'une liste de leurs activités pays par pays comprenant notamment le nom et la nature d'activité, le produit net bancaire et les effectifs en personnel. "Nous serons le premier pays du monde" à faire cela, "c’est décisif pour la lutte pour la transparence" a-t-il dit..

Un ministre de l’Economie qui commence à préparer l’opinion à une baisse des prévisions de croissance. Pierre Moscovici rappelle que "l’Euro est à son plus haut historique, il s’est évalué de 6,5% depuis six mois". Si ça se poursuit sur un an, prévient le ministre, "c’est 0,3% de croissance en moins".

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