Jean-Luc Mélenchon a assuré lundi que "le principal pourvoyeur des voix du FN est à l'Elysée". Il a refusé de choisir entre le parti de Marine Le Pen et l'UMP au second tour de la cantonale du Var.

"Je suis totalement consterné et très inquiet, bien sûr", a dit l'eurodéputé. "Je vois bien que le Front national a une capacité de mobilisation indemne d'une élection à l'autre, il retrouve ses voix" et "tout le reste s'effondre. Ceux qui votaient à gauche ne vont pas voter, traînent des pieds".

Pour lui, "la question n'est pas de mobiliser face au Front national", ça "c'est une considération d'ordre politicien", c'est "mobiliser pour que quelque chose change dans ce pays, parce que la vie est insupportable", a argumenté l'ex-candidat à l'Elysée.

"Pour l'instant, l'impression" est que c'est "du côté du Front national que se trouverait l'énergie, et pas du nôtre". Pas seulement les socialistes, a-t-il observé.

Nous aussi, le Front de gauche, par notre confusion, notre irrésolution, nous donnons l'impression de ne pas savoir où nous allons.

La cause de cette avancée du FN, selon lui ? "La division, sur le fond, de la gauche, le désespoir, la résignation. On élit un président de la République social-démocrate et que fait-il? Il démantèle les acquis sociaux du pays", a-t-il dit en citant notamment la réforme des retraites.

"Les gens vivent le contraire de ce à quoi ils s'attendaient: pourquoi est-ce qu'on câline sans arrêt les patrons?".

Le Front national prospère sur la résignation et la désorganisation, du fait que le principal pourvoyeur de ses voix est à l'Elysée.

Convié à choisir entre FN et UMP au second tour, il a répondu : "c'est la peste ou le choléra, c'est tous les mêmes, ils racontent les mêmes choses", ils sont "aussi anti-sociaux les uns que les autres".

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