Christophe de Margerie
Christophe de Margerie © IP3 / Maxime Jegat
**Le président directeur général de Total est l'invité de la matinale. Il répond aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs.** Un PDG plutôt convaincu par le nouveau Premier ministre, "qu'il connait bien". Quant au discours de politique générale de Manuel Valls, prononcé hier, il le jugera... quand il sera plus concret. "On attend, mais on attend positivement", assure Christophe de Margerie. "On n'a pas de raison de critiquer un tout nouveau gouvernement". Pour lui, il y a des signaux positifs envoyés aux entreprises, comme la réduction annoncée des charges via le pacte de responsabilité. > Tout le monde a bien compris que l'État c'est une chose, mais sans entreprise on ne peut pas faire grand chose. Or, pour pouvoir dépenser plus [en faveur des salariés], il faut d'abord gagner plus.
### Défense Total Interrogé par les auditeurs sur son entreprise, le patron du groupe pétrolier défend bec et ongles son bilan. Notamment sur la présence dans des pays non-démocratiques : "On part du principe que notre présence sur place a tendance à améliorer les choses. La démocratie commence au sein de l'entreprise, puis il y a effet boule de neige." Défense aussi du diesel, très attaqué ces dernières semaines après un rapport sur le potentiel cancérigène du carburant. > Il y a le problème des particules, de la qualité de l'air, mais non, le diesel n'est pas cancérigène. Nous n'avons pas attendu un rapport pour nous intéresser au problème. Pour Christophe de Margerie, si le diesel est véritablement cancérigène, c'est à l'État d'agir "en urgence, et d'expliquer aux automobilistes comment s'en passer".
Pas besoin non plus selon lui de se passer du gaz russe, malgré la situation géopolitique tendue autour de la Crimée et de l'Ukraine, et la menace de sanctions notamment américaines. "Les États-Unis sont très forts pour dire aux Européens quoi faire avec leurs voisins, qui ne sont pas ceux des Américains." Et si la Russie fermait le robinet ? "Il n'y aurait pas de pénurie. Il y a du gaz ailleurs", explique le patron de Total, qui cite l'Algérie ou la Norvège.
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