Les opposants à la réforme des retraites tentent de se faire entendre mardi à l'appel des syndicats CGT, Force ouvrière, FSU et Solidaires et du Front de gauche. Le secrétaire général de Force Ouvrière était l'invité du 7/9 de France Inter.

Non, il n'y aura pas de manifestation massive aujourd'hui, Jean-Claude Mailly le reconnait bien volontiers. "Je n'ai jamais annoncé une déferlante, comme en 2010 par exemple. Mais il y aura une journée militante réussie." Pour lui, il y a plusieurs explications à cette démobilisation des Français, en particulier la succession de réformes des retraites.

Mais il estime que la colère est pourtant bien là. Il prend l'exemple du "volcan" : on ne voit "qu'un peu de fumée, mais à l'intérieur, ça bouillonne".

Les jeunes et le travail pénible en ligne de mire

La réforme des retraites n'est pas si mauvaise, "la pression que nous avons exercée depuis plusieurs semaines a permis de l'améliorer". Mais il y a encore beaucoup à faire pour la rendre idéale. "Le point le plus dur, c'est d'obliger les jeunes générations à travailler plus longtemps pour une retraite à taux plein. On brise l'égalité générationnelle."

La question de la pénibilité, elle aussi, est au centre des revendications. "Au mieux, si quelqu'un a eu une vie de travail pénible, il peut espérer gagner deux ans de retraite. Il ne faut pas plafonner sur ce sujet."

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