Le Premier ministre est l'invité de la matinale pour faire le point après les manifestations de mardi contre la loi travail et le meurtre des deux policiers à Magnanville

Manuel Valls
Manuel Valls © Radio France / Anne Audigier

Attentat de Magnanville : critique des renseignements Français
« Je ne laisserai pas dire qu’il y a eu de la part de nos forces la moindre négligence. (..) Il y a toujours un échec lorsqu’il y a deux policiers qui sont assassinés dans des conditions atroces. (…) Ils ont toute ma confiance et celle du gouvernement »
« Ce début d’année, Larossi Abballa a été placé sur écoutes téléphoniques, cela n’a pas permis de détecter le passage à l’acte (…) de ce loup solitaire, profil le plus difficile à déjouer »
« Il y a deux types de risques : l’attentat organisé, comme nous l’avons subi en 2015 ou à Bruxelles ou le fait d’individus, d’où le renforcement de nos renseignements pour resserrer au plus près les mailles du filet »

Niveau de la menace terroriste
« Plusieurs fois j’ai dit que nous étions en guerre »
« Cette guerre est l’affaire d’une génération »
« Farhad Khosrokhavar, un des meilleurs spécialistes, dit qu’il faudra dix à vingt ans pour éradiquer cette menace permanente (…) d’autres innocents perdront leur vie. C’est très difficile à dire »
« Il faut comprendre tous ces phénomènes de radicalisation »

Adoption de nouvelles mesures d’exception, centre de rétentions pour les fichés S ?
« Dans tous les pays, on distingue les mesures de surveillance, ce sont les fiches S, et les mesures d’enfermement qui peuvent être décidées par un juge »
« Confondre les mesures de surveillance et d’enfermement serait dangereux »
« Ces responsables veulent-ils priver les agents de renseignement de la possibilité de décider de mesures de surveillance, ou veulent-ils dépouiller les magistrats de la possibilité de décider des mesures de privation de liberté ? »
« Il ne faut pas inventer à chaque fois une mesure »
« Les Français attendent de la résistance, de la résilience »

Manifestation contre la loi travail mardi 14 juin
« Il y a eu sur toute la France moins de manifestants que dans les autres rendez-vous »
« Le Gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat de négociations avec les syndicats, c’est un texte qui est bon pour les salariés, pour les entreprises, qui créé de nouveaux droits »
« Il y a une vraie clarification sur ce qu’est le dialogue social au sein de l’entreprise, c’est pour cela que le texte est moderne (…). Il permet aussi une clarification sur l’idée du dialogue social dans la société française »
« Si ce texte n’allait pas jusqu’au bout, ce serait la victoire de ceux qui peuvent bloquer un texte dans la rue ou ceux qui voudraient faire passer en force leur vision ultra-libérale de la société »
« Je ne parle pas de concessions mais de compromis »
« Il y a eu un accord avec la SNCF qui avait été préparé depuis plusieurs mois par Alain Vidalies (…) qui prépare la SNCF aux grands défis tout en protégeant les cheminots »
« Sur l’article 2 comme sur les autres articles de la loi, de mon point de vue, ils ne peuvent pas bouger »

Violences en marge de ces cortèges
« J’en appelle à la responsabilité de la CGT qui hier était débordée. Il y avait beaucoup plus d’ultras que d’habitude. Ils voulaient frapper, s’en prendre à la police, sans doute tuer »
« Il y a eu une attitude ambiguë du service d’ordre de la CGT qui n’assume plus ses responsabilités »
« Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris. Au cas par cas, nous prendrons nos responsabilités. On ne peut plus avoir ce spectacle désolant»

INTERACTIV

Casseurs : à qui la faute ?
« Jean-Baptiste Salvin faisait son travail sur le terrain, combattait la délinquance tous les jours (…) Ce sont ces mêmes policiers qui font face à des casseurs, dans des manifestations, organisées par un syndicat mettant en cause la police avec un tract odieux »
« Quand un syndicat donne l’impression d’établir un parallèle entre le travail des policiers et les casseurs il y a une ambiguïté »
« Hier il y avait 700 à 800 casseurs, sans doute venus de Rennes, Nantes ou des étrangers européens »

Loi travail
« La loi travail vise au contraire à approfondir le dialogue social dans l’entreprise, donne des moyens supplémentaires aux syndicats, donne des droits supplémentaires aux salariés »
« Une partie de la droite voudrait supprimer les corps intermédiaires. Je crois que dans une démocratie il y a de la place pour les syndicats, pour les corps intermédiaires »
« Il faut que les Français puissent se rassembler autour d’un projet qui à la fois porte le progrès, le compromis et les valeurs de la République »
« La CFDT est tout aussi représentative des salariés, des ouvriers de ce pays que d’autres syndicats »

Sortie de ce conflit
« Il faut accepter le compromis qui a été trouvé (…) il faut que le texte soit discuté au Sénat et adopté définitivement au mois de juillet »

Prévention de l’action des personnes fichées S
« Il y a 15 projets d’attentats qui ont été déjoués dans notre pays depuis août 2013 mais il n’y a pas de risque zéro, il y a 1216 individus qui font l’objet d’une enquête judiciaire de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure pour leur implication dans les filières syro-irakienne, il y a 133 personnes interpellées depuis le début de l’année par la DGSI et par les services de la police judiciaire dans le cadre du terrorisme islamiste. 223 interpellations avaient déjà eu lieu en 2015. Il y a 352 interdictions de sortie du territoire, il y a 123 interdictions du territoire délivrées. Il y a eu des assignations à résidence [mais] des individus agissent de façon dissimulée »
« Nous connaîtrons de nouveau des attaques »
« Je ne veux pas oublier les victimes de cet attentat terrible à Orlando »

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.