Deux jours après la publication, des patrimoines des membres du gouvernement et alors que le gouvernement doit présenter sa stratégie de réduction du déficit, le 1er ministre est l'invité de Patrick Cohen à 8h20.

Jean-Marc Ayrault n'a "pas regardé jusqu'au bout" l'intervention de Jérôme Cahuzac, la première depuis ses aveux officiels. "Il y avait un côté pathétique. Comme d'autres, j'ai été trompé, et je revois en boucle ces images où un homme dit, devant la représentation nationale : non, je n'ai pas de compte en Suisse. Quel choc de réaliser que vous avez été trompé."

En revanche, il explique à nouveau que ni lui, ni le président de la République n'avaient d'informations avant les aveux. "Si nous en avions eu, croyez-vous qu'il aurait été nommé ministre du Budget ?" Il se félicite toutefois de la gestion de la crise et surtout du travail libre des journalistes et des juges. "Sous l'ancien président, il y avait un pouvoir qui intervenait sur la presse, la justice. Là, il n'est pas intervenu."

Quant à l'annonce de la démission de l'ex-député, "c'était une évidence. Par respect des Français, il ne devait pas revenir à l'Assemblée".

Baisse des "allocs" pour 15% des Français

Le Premier ministre a également défendu sa politique, tout en refusant à nouveau le terme "d'austérité". "Nos réformes finiront par avoir un impact sur la croissance. Nos prévisions sont moins optimistes que volontaires !"

Parmi les réformes, Jean-Marc Ayrault a confirmé la baisse des allocations familiales, mais seulement "pour 15% des Français".

Sur la transparence exigée de ses ministres, il estime que "dans deux ou trois ans, ce sera devenu quelque chose d'habituel".

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