Le président du Parlement européen est l'invité de Patrick Cohen pour aborder les dossiers européens du moment : transparence fiscale en Europe, le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni, la crise des réfugiés.

Craint-il à l’avenir de l’Europe politique ? « Depuis un certain moment, oui ».

« L’Europe est menacée car tous les Européens qui croient en l’Europe, ne la croient pas menacée ». « Le manque de mobilisation des pro-européens est notre problème personnel ».

A propos du vote la semaine dernière sur la directive du secret des affaires : « L'article 12b dit clairement que la protection des journalistes et des lanceurs d’alerte est garantie par ce texte ». « Il y a toujours des risques (…) je ne suis pas 100% satisfait, mais les risques ont été minimisés ».

« Le Pape a tout à fait raison mais je trouve ça cynique si 22 Etats membres de l’Union européenne ne prennent pas de réfugiés, si y a des Etats qui disent « nous ne prenons pas car il y a des musulmans ». S’il y en a qui refusent de participer à la solution qui n’est pas nationale, qui est européenne, mais influencée par les comportements nationalistes protecteurs. Surtout que les mêmes gouvernements critiquent l’Europe de ne pas être capable de résoudre la crise. C’est quand même très cynique ».

A propos du TAFTA « Il ne faut pas publier. Avant on négocie les questions sensibles ». Il rassure « On, aura besoin de la ratification de 700 parlementaires et de 42 Parlements nationaux (…) ça sera la transparence totale ». « Le changement de gouvernement au Canada a considérablement changé la situation dans les négociations surtout sur l’arbitrage privé. Le Canada a accepté d’introduire une demande européenne d’arbitrage public par des juges publics ».

Sur la réédition récente de Mein Kampf en Allemagne : « La résonance dans mon pays était nulle ».

Sur le diesel « C’est un problème grave sur l’industrie européenne à cause de la perte de confiance » suite au scandale Volkswagen. « Il faut certainement sur un phasing out de l’utilisation d’un certain nombre de système automobile ».

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Hollande perd-il de l’influence en Europe ? : « Non certainement pas ». « Hollande est un ami depuis beaucoup d’années et j’en suis sûr, il va aussi récupérer des soutiens en France ».

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