Après Vincent Lindon et Emmanuel Carrère, c’était au tour du chanteur Benjamin Biolay d’investir les bureaux de la rédaction du 7/9 de France Inter, à l’occasion de la sortie de son nouvel album Palermo Hollywood .Dès 7h, aux cotés de l’équipe de la matinale, le chanteur a réagi aux journaux, chroniques et revue de presse. A 7h23, il a pris les manettes de « Tubes & Co », avant de répondre à 8h20 aux questions de Patrick Cohen, puis à celles des auditeurs en direct à partir de 8h40.

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Vous avez samplé un extrait de commentaire du match Argentine-Angleterre de 1986, quart de finale de la Coupe du Monde au Mexique, avec deux buts de Maradona…Vous êtes amateur de football, il y a quelque chose de particulier en Argentine ?

Le foot, c’est une religion en Argentine, chaque match c’est comme une finale de coupe du monde, je l’ai vécu lors de barbecue du dimanche, ou tu suis le match en buvant des bières, tu manges et tu refais le match ensuite.

Vos chansons de cet album parlent aussi de la société, du chômage, avec cette chanson assez dure Ressources Humaines ?

J’écoutais la chronique économique, c’était très intéressant, mais j’avais envie de fuir : c’est quelque chose qui me fait peur, l’économie de marché. Pourtant, je suis entrepreneur de musique, je paye mes impôts rubis sur l’ongle, je suis éditeur et j’emploie quinze personnes. Les cotisations et la participation à l’économie, ça ne m’est pas du tout étranger, mais je fais depuis peu un réel blocage sur l’économie.

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Le contraste entre joie et tristesse est un contraste naturel chez moi, et je me doutais qu’en allant à Buenos Aires, j’allais le trouver plus que jamais. Souvent là-bas dans la musique populaire, les textes sont crues ou tristes ou joyeux. Quand mes textes ont été peaufinés, je me suis quand même rendu compte que j’étais incurable.Extrait de « Pas Sommeil » (Palermo-Hollywood)

Qui vous fait encore rêver en politique ?

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il me fait rêver mais Macron, je le trouve intéressant juste parce qu'il n'est pas carté, il n'a pas la culture Solférino. Il est assez populaire et ce n’est pas pour rien.

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Vous envisagez de collaborer avec Etienne Daho ?

Ca me plairait énormément mais je ne sais pas si je serai utile à Etienne Daho. J’adorerai travailler avec Miossec, Camelia-Jordana…Daho J’aime vraiment. Miossec c’est un auteur extraordinaire. Quand il est arrivé avec deux guitares et sans batterie, c’était révolutionnaire, il m’a énormément décomplexé.

Pouvez-vous vous définir en quelques mots ?

Attentionné, méticuleux, attentionné, bordélique. Je crée des gros bordels que je remets en ordre. Et passionné, passionné, passionné, passionné…

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Vous avez dit que vous ne vouliez plus soutenir les politiques ?

Les primaires socialistes étaient vraiment très intéressantes, mais les comités de soutien lors de la présidentielle, avec les people, je trouvais ça ridicule.

(Extrait de la reprise de Madame Thatcher de Renaud par Benjamin Biolay)

J’aime beaucoup Renaud, c’est vrai. Et je n’en pensais pas qu’il en avait encore autant sous les pédales, c’est chouette. Ce qu’il montre c’est vraiment lui, c’est un artiste qui mérite l’affection de son public.

(Extrait Sur l’écran noir de mes nuits blanches par Claude Nougaro)

Les argentins écoutent beaucoup de musique française. Et lorsque je leur fais découvrir Nougaro, c’est toujours un succès.

(Extrait de la reprise de Dis quand reviendras-tu de Barbara, par Benjamin Biolay et Daphné)

Barbara, c’est merveilleux. Petit, elle me rendait neurasthénique et je m’interdisais de l’écouter, mais je l’ai redécouverte grâce à l’album de reprises de Daphné.

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