Le Premier secrétaire du Parti socialiste est l'invité de la matinale. Il revient sur les élections municipales et répond aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs.

Le message du premier tour des municipales a-t-il été entendu par le Parti socialiste ? Difficile à dire. Harlem Désir assure que oui, tout en affirmant à demi-mot que rien ne doit changer dans les orientations politiques du gouvernement. S'il y a une demande, c'est "une demande claire de plus d'efficacité, de plus de résultats. C'est justement une obsession du président de la République", promet le Premier secrétaire.

Quant au fameux remaniement, il dépendra lui aussi du président de la République et seulement de lui. Même si Harlem Désir évoque "la nouvelle équipe qui va se mettre en place", et qui "devra obtenir des résultats rapides". "Le message, nous l'avons bien entendu. Il ne sera pas oublié et nous en tiendrons compte."

Pour le Premier secrétaire, il faut toutefois se concentrer en priorité sur le second tour qui approche. Les alliances et autres fusions terminées, il faut "se ressaisir, de se remobiliser, c'est l'avenir des villes qui se joue."

Il y a une très grande injustice dans ce qui arrive à certains maires socialistes. Après le second tour, des décisions seront prises. En attendant, on a besoin de maires de gauche !

Harlem Désir condamne également la position de Jean-François Copé sur le front républicain, pour faire barrage au Front national. "C'est scandaleux, le ni-ni de Mr Copé, ou les propos de Guillaume Peltier [qui estime que PS et FN, c'est la même chose]. Tout cela ne facilite pas le rassemblement des républicains."

Un rassemblement que le PS lui-même peine à concrétiser. Certains candidats ont en effet bravé les consignes de Paris pour se maintenir au second tour dans des villes où le FN peut l'emporter.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Le front républicain, plus facile à dire qu'à faire

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