Lutte contre le virus Ebola, réforme de la politique familiale, RSA, Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) est l'invité de Patrick Cohen.

Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, a tenu à rassurer sur les dispositifs déployés pour anticiper les éventuelles contaminations par le virus Ebola.

1.000 personnes formées à l'APHP

L’APHP serait, à ce titre, particulièrement préparée : "Nous avons deux hôpitaux de référence, où les cas possibles d’Ebola peuvent être dirigés, avec notamment des chambres à pressions négatives. A Necker pour les enfants, à Bichat pour les adultes. Ces hôpitaux sont prêts depuis dix ans. Nous faisons des exercices depuis cet été, particulièrement sur les trajets médicalisés lorsque le 15 est composé. Depuis plusieurs semaines, des services d’urgence ont été mis en place, notamment dans les maternités : 1.000 personnes ont été formées ."

Le risque d'une contamination en France est minime

Il n’y aurait pas de raison d’avoir peur : "Qu’il y ait un cas contaminé en Afrique qui arrive en France, c’est possible. Mais qu’on soit contaminé en France, le risque est infime. Les précautions sont prises. "

L'universalité et l'uniformité n'ont jamais existé

Martin Hirsch est revenu sur les allocations familiales modulées abaissées pour les hauts revenus. Pour lui, l'universalité et l’uniformité n’ont jamais existé : "Il y a déjà toute une série de prestations familiales qui sont sous conditions de ressources. Ca n’était pas le cas des allocations familiales. Mais qu’on puisse recevoir moins quand les autres revenus sont plus élevés, ça ne me choque pas ."

Il y aurait, selon Martin Hirsch, beaucoup d’hypocrisie dans le débat : "D’un côté, on réclame des économies, et en même temps, on ne veut économiser nulle part. Qu’on gagne 800 millions d’euros par ans sur les prestations familiales pour des gens dont les revenus sont supérieurs à 6.000 ou 8.000 euros par mois, je trouve cela bien ! "

A choisir, il vaut mieux avoir plus de places de crèches que des allocations familiales pour les plus riches. C’est une question de choix, pas une question de principe

"Le montant total de ce qu’on dépense pour la politique familiale est très élevé : il est bien plus utile de mettre de l’argent pour encourager la natalité et le travail dans les crèches que dans les allocations familiales des foyers de plus de 8.000 euros ! A choisir, il vaut mieux avoir plus de places de crèches que des allocations familiales pour les plus riches. C’est une question de choix, pas une question de principe. "

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