Laurent Fabius
Laurent Fabius © Radio France / Anne Audigier

La confusion à l'UMP ressemble-t-elle à celle qui a pu agiter le PS à certains moments ? Laurent Fabius n'en a pas le souvenir. "Vraiment, par rapport à ce qu'on voit, nous étions extrêmement modestes" , assure le ministre des Affaires étrangères,"et nous avons bien fait de le rester" . "J'ai pas le souvenir d'épisodes aussi nombreux que ce qui se passe aujourd'hui. On pourrait en sourire, je voyais que c'était la fin de Desperate Housewives..."

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Plus sérieusement, pour Laurent Fabius, on est ici dans une "guerre d'ego" .

Le soutien à la Palestine, un héritage français

Autre sujet qui concerne directement le quai d'Orsay, le soutien annoncé de la France à la résolution palestinienne pour obtenir le statut d'État observateur à l'ONU. "Cela fait des années et des années que la France prend la même position" , rappelle Laurent Fabius. Nicolas Sarkozy avait notamment fait voter pour l'entrée de la Palestine à l'Unesco.

Toutefois, même si la décision est prise, "il se peut que sa conséquence soit une recrudescence des tensions" . Mais tout cela ne doit pas faire oublier qu'il faut parfois "des choix historiques" .

La vraie reconnaissance, ce sera le moment où "Israël lui-même reconnaîtra pleinement la Palestine".

En Syrie, il faut l'appui de la Russie

La France a été "le premier pays à reconnaître la coalition, l'alternative à Bachar al-Assad" . Une décision qui avait provoqué la colère de la Russie, qui soutient le régime de Damas. Pour Laurent Fabius, il faut "essayer de remettre les Russes à bord" pour "éviter un déchirement" .

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"Moscou reconnaît que Bachar al-Assad n'est pas le président qui a le plus d'avenir au Moyen-Orient" :

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