Quel est l'avenir de Schengen face au défi de la crise des réfugiés ? Poutine qui revient sur le devant de la scène grâce à la crise en Syrie. L'ancien ministre des Affaires étrangères est l'invité de Patrick Cohen.

Selon Hubert Védrine, il faut "une coalition au sens Guerre Mondiale si Daech est l’ennemi numéro un.Et n’oublions qu’au moment de combattre Hitler, il a fallu s’allier avec Staline qui avait tué plus de gens qu’Hitler" .

"On n’aurait jamais dû écarter la Russie d’un éventuel processus. Ce qui est en train de se passer (…) c’est l’évidence de l’échec de la stratégie occidentale" .

"On mettait sur le même plan, la lutte contre Daech et la lutte contre Assad. Moralement, ça se défend tout à fait, mais ça n’a pas marché".

"La réaction occidentale d’origine, pleine de bons sentiments, n’a pas fonctionné et Poutine profite de ça".

"Ce que font François Hollande et Angela Merkel » en Ukraine « est excellent".

"Ça ne veut pas dire qu’il faut accepter n’importe quoi des Russes".

"On revient dans la réalité qui est autre chose que la politique de posture (…) On n’a plus tellement de levier sur ce Moyen-Orient qui est en train de se désagréger".

"Si on veut éradiquer [Daech], il faut aller très loin" sans appeler à une intervention au sol dont "les conséquences seraient très graves".

Pour assécher le financement de Daesh via la vente de pétrole : " Il faut tordre le bras de la Turquie par rapport à ça" .

Hubert Védrine affirme que les gouvernements du Golfe ont stoppé le financement car ils se savent observés, en revanche ce n’est pas le cas de certaines familles régnantes.

Sur la situation des droits de l’Homme en Arabie Saoudite : "Ce n’est pas nous qui avons mis l’Arabie dans le conseil des droits de l’Homme" (…) Les condamnations internationales contre l’attitude du régime : "Faut que ça soit dit par un important groupe de pays".

Sur l’intégrité du territoire syrien : "Il y a une réalité syrienne historique mais jusqu’où, comment, ça se discute. Si au terme d’un processus dans lequel la Russie doit jouer un rôle, si on pouvait reconstituer une Syrie après, c’est quand même mieux pour les peuples de la région". Tout l’enjeu est de faire vivre ensemble « des peuples qui ont peur de la vengeance des uns et des autres".

Sur l’attitude d’Orban : "il est difficile de juger". "Si on veut donner le droit d’asile, il faut tenir les frontières extérieures" .

Sur les réfugiés, difficile à faire la leçon aux pays européen, explique Hubert Védrine. "Les sociétés d’Europe de l’ouest sont favorables ou se sont adaptées aux sociétés multiculturelles. En Europe de l'est on pense que la société multiculturelle est un échec spectaculaire et on en veut pas".

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