Le héros français du jour… A 83 ans, il est l’écrivain le plus prolifique, le plus populaire et sans doute le plus méprisé par les élites littéraires.

Mais Gérard de Villiers, car il s’agit de lui, le créateur de SAS , vient d’avoir droit à cinq pages de portrait dans le New York Times , éloge d’un des hommes les mieux renseignés de la planète, à tu et à toi avec les espions et diplomates de tous pays.

La preuve : Hubert Védrine, l’ancien ministre de Jospin, admet avoir lu presque tous les SAS, et les consulter systématiquement avant de se rendre dans un pays étranger.

Ce qui épate le Times, c’est la préscience de ces « pulp-fiction thriller », comme l’écrit le journal. L’assassinat de Sadate, de Villiers l’avait imaginé dans « Le Complot du Caire », paru un an avant. « La liste Hariri » donne tous les détails sur le commando du Hezbollah qui a tué le premier ministre libanais. L’an dernier, « Le chemin de Damas » décrit l’attaque d’un centre de commandement du régime syrien un mois avant qu’il ne se produise.

Même les scènes de sexe sont réalistes, s’enthousiasme le Times.

Bref, sous les pulpeuses pin-up qui vous toisent en couverture de ses romans, Gérard de Villiers a de très bonnes sources. A la DGSE, paraît-il, il comme chez lui…

L’un de ses derniers SAS paru à l’automne dernier, s’intitule « Panique à Bamako ». Et j’aimerais bien que Bernard Guetta me rende l’exemplaire que je lui ai prêté…

Extrait de « Les barbouzes » par les Frères Jacques.

Les liens

l'article du NY Times

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