Une histoire, une rencontre.

Celle de deux grands cinéastes américains.

Billy Wilder qui a signé des comédies éblouissantes : Certains l’aiment chaud , 7 ans de réflexion , Avanti .

Et Steven Spielberg, né 40 ans après lui et qui confie dans le dernier numéro du magazine Première : « J’ai vécu un moment très triste avec Billy Wilder ».

On est en 93. Wilder m’appelle puis passe me voir pour me dire : « Steven, j’ai quelque chose de très important à te demander. Voilà, tu as les droits d’un livre que je rêve d’adapter pour en faire mon dernier film. Après ça, je pourrais arrêter le cinéma. C’est un livre qui raconte mon histoire, moi qui me suis échappé d’Allemagne dans les années 30… tandis qu’une partie de ma famille a péri à Auschwitz. Ce livre, c’est la liste de Schindler. »

« Billy Wilder, raconte Spielberg, ignorait que je travaillais sur le script depuis des années. Je me suis penché vers lui, je lui ai pris la main. Et je lui ai dit : Billy, il faut que tu saches : je pars justement la semaine prochaine à Cracovie pour tourner le film ».

« C’était très très douloureux raconte Spielberg, surtout pour l’un des cinéastes qui m’avaient tout appris ». Un an plus tard, il a été le premier à voir le film La liste de Schindler une fois fini, mais Billy Wilder n’a plus jamais tourné de films...

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