Il était le parrain de l’ecstasy… c’est ainsi que la presse américaine avait surnommé ce vieil homme à barbe et crinière blanche, qui vient de mourir.

Alexander Shulgin, chimiste et Godfather of ecstasy.

Le parrain et non pas le père puisque la 3,4 méthylène- dioxy – méthamphétamine… ou MDMA avait été synthétisée il y a près d’un siècle. Mais c’est lui, Sasha Shulgin qui a tiré de l’oubli ce stimulant du système nerveux avec un premier article paru en 76 sur ses effets sur l’être humain. Naissance de l’ecstasy et de 40 ans d’hallucinations.

Car dans son jardin-laboratoire de Monterey en Californie, Shulgin a créé près de 200 substances hallucinogènes, lui préférait dire psychédéliques.

Des stimulants, dépresseurs, aphrodisiaques, empathogènes, excitants, produits qui altèrent l’audition, qui ralentissent la perception du temps ou qui l’accélèrent, qui provoquent des accès de violence ou qui vous laissent amorphes. Tous produits aussitôt inscrits sur le tableau 1 de la DEA, l’agence de lutte contre la drogue et que le Dr Shulgin testait d’abord sur lui-même et sur sa femme ; et à plusieurs reprises, et à différentes doses. En tout, plus de 4000 expériences psychédéliques… pour finir dans quel état ?

Eh bien, dans son lit, paisiblement à 88 ans.

Extrait « Ecstasy » de Lou Reed.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.