C’est une tradition ancienne et élégante de la démocratie américaine.

Chaque président sortant laisse une lettre à son successeur. Ce n’est pas un testament politique, mais plutôt une réflexion sur l’exercice du pouvoir, sur la grandeur et les rigueurs de la fonction de Président des Etats-Unis.

Donald Trump s’était dit très touché par la lettre de Barack Obama. On n’en connaissait pas le contenu jusqu’à ce que CNN la publie hier. « Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste », écrit Obama. « Cela fait de nous des gardiens des institutions et des traditions démocratiques telles que l'Etat de droit, la séparation des pouvoirs, la protection des droits civiques pour lesquels nos ancêtres se sont battus. » Obama poursuit : « Quelles que soient les tensions de la politique au jour le jour, il nous appartient de laisser ces instruments de notre démocratie au moins aussi forts que (…) nous les avons trouvés ».

Puis viennent les conseils en politique étrangère : « Il nous appartient, par nos actes et par l'exemple que nous donnons, de soutenir l'ordre international qui s'est mis en place depuis la fin de la Guerre froide, et dont notre prospérité et notre sécurité dépendent ».

Voilà, tout cela était écrit avant même que le Président Trump ne commence à gouverner, avant le tourbillon chaotique qui a saisi la Maison Blanche. La presse fait d’ailleurs la chronique ce matin de ce que le quotidien L’Opinion appelle à la une « l’hyper impuissance américaine ».

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