Alors on a eu les semaines Céline et c’est bien. Fallait-il republier les pamphlets antisémites immondes du grand écrivain, comme l’envisageait Gallimard ? Réponse non.

Pourquoi la loi ne s'applique-t-elle pas sur les réseaux sociaux concernant le racisme, et l'antisémitisme ?
Pourquoi la loi ne s'applique-t-elle pas sur les réseaux sociaux concernant le racisme, et l'antisémitisme ? © Getty / Luis Diaz Devesa

Puis il y eut, et c’est bien, l’épisode Charles Maurras, antisémite abject. Commémoration, célébration, histoire, mémoire, fallait-il faire de la date de naissance de cette ordure un événement du calendrier culturel de la République en 2018 ? Réponse non.

Puis il y a eu la semaine dernière la publication par le ministère de l’intérieur des chiffres de l’antisémitisme violent. Réponse à l’Assemblée nationale du Premier Ministre Edouard Philippe.

Extrait

Et puis il y eu un retweet d’Anne Sinclair. Elle a trouvé intéressant un article de Vanity Fair sur l’une des femmes qui accusent Tariq Ramadan de viol. Elle le retweete donc pour le faire lire à plus de monde. Et là, dans cet égout qu’est aussi Twitter, c’est le festival de l’antisémitisme, crasseux, violent, anonyme, je vous épargne les citations.

Conclusion : les règles valables en libraire et dans les colloques d’historiens, où peu de monde se rend, il faut être honnête, ne s’appliquent pas à Twitter. Au mépris de la loi qui ferait condamner n’importe quel journal ou journaliste écrivant sur papier UNE SEULE PHRASE de ce genre, on vous répond que Twitter est une plateforme et pas un éditeur, qu’on remonte difficilement à la source, blablabla. Ou alors on réaffirme avec force un principe, comme Edouard Philippe, encore, dans le 7-9 d’Inter.

Extrait

Eh bien voilà : il ne reste plus qu’à faire respecter la loi, en France, en 2018.
 

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