Et vous voici… à nous écouter, de l’autre côté du poste, dans votre cuisine ou votre salle de bain… encore étonnés de nous avoir retrouvés –comme nous le sommes de pouvoir vous parler- en ce lundi férié, lendemain de Résurrection.

Peut-être avez-vous tourné le bouton par hasard, par réflexe, par fidélité… et même oserais-je, par affection.

En tous cas, soyez-en remerciés. Vos messages nombreux, de soutien, d’amitié, nous ont été précieux.

Alors que se passe-t-il ce matin ?

Le conflit est toujours en cours, on vous en parle dans les journaux.

Mais précisons que France Inter dans son ensemble n’est pas, n’était pas en grève.

S’agissant de la matinale, durant ces deux semaines de silence, des reportages ont été réalisés, des chroniques, des éditos ont été écrits… des invités ont été programmés… sans pouvoir être diffusés. Parce que nos techniciens-metteurs en onde, eux, étaient en grève.

Parce que la radio est un travail d’équipe.

Parce qu’on peut être en désaccord sur les moyens –et ses conséquences : la coupure d’antenne- et solidaire sur les objectifs : le maintien d’un service public de la radio qui se soit pas étranglé ou sacrifié par la rigueur budgétaire -surtout quand les engagements financiers de l’Etat ne sont pas tenus.

La liberté et le devoir de vous informer, d’être là où les autres ne sont pas –à l’étranger, en région, parce que le reportage de terrain, ça coûte cher-, de parler de tout et à tous, sans contingence publicitaire ou politique.

De privilégier l’info qui fait réfléchir ou qui témoigne de l’évolution du monde.

De vous parler des 148 morts du Kenya autrement que par une brève de quelques lignes.

De traiter du chaos au Yémen, avant de la chasse aux œufs de Pâques.

De vous expliquer l’accord sur le nucléaire iranien. C’est ce qu’on fera à 7h50 avec le professeur de Science Po, Bertrand Badie.

Bref, de faire en sorte que vous ayez encore de bonnes raisons d’appuyer sur le bouton France Inter dans vos cuisines ou salles de bain.

Et concernant la situation de Radio France, on verra cela avec la ministre de la communication Fleur Pellerin, qui sera notre invitée à 8h20.

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