Ici, à New York, où l'ambiance se résume à 4 questions :

  • Quand va revenir le courant ?

  • Où vais-je trouver de l'essence ?

  • Qui va réparer les dégats ?

  • Et pourquoi avoir interdit le marathon ? Mais celle-là, ce sont surtout les marathoniens étrangers, qui la posent, et généralement en tenue de marathoniens.

Et Obama / Romney, autre question, à quelques heures du dépouillement, où est la fièvre, où est le suspense, où sont les militants ?

Réponse : sûrement pas à New York. Pas plus que dans les autres Etats acquis par avance à un camp ou à un autre. C'est l'effet pervers de ce scrutin indirect. Peu importe qu'ici Obama fasse 55, 60 ou 70%, puisque ça ne change rien. Puisque le vainqueur dans chaque Etat quelque soit son score, remporte tous les grands électeurs qui désigneront le président.

Et voilà pourquoi les électeurs de New York, de Chicago, de Los Angeles en majorité démocrates. Comme ceux de Houston, Texas, ou de La Nouvelle Orléans, fief républicain... n'ont vu pratiquement ni candidat, ni meeting, ni affiche, ni publicité sur les chaînes locales. Les 4 milliards de dépenses de cette campagne, c'était pour les autres, pour les Etats à 50-50.

Et voilà pourquoi aussi ces électeurs-là ne se bousculeront pas aujourd'hui pour aller voter et donner une voix qui risque de compter pour du beurre. Drôle de système.

Non l'agitation, vous la trouvez en allumant la télé, qui donne jour et nuit, une sorte de remake d'"On achève bien les chevaux", avec 2 candidats en meeting permanent.

Et un curieux bonhomme aux cheveux blancs, au visage ravagé par la fatigue, dont on dit qu'il est le plus populaire des six anciens présidents encore vivants. Bill Clinton, puisqu'il s'agit de lui, au bout de ses forces et de sa voix, il y a 3 jours en Virginie aux cotés de Barack Obama...

Extrait meeting Bill Clinton

Et là, en écoutant Clinton, on se dit qu'il était temps que cette campagne se termine.

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