L’alcool, l’argent, la politique, Poutine, le cinéma français.

S’il y a une interview à lire cette semaine, c’est bien celle de Gérard Depardieu dans Télérama .

Sur la couverture de l’hebdo, il vous regarde de trois quart, méfiant, renfrogné, l’œil mauvais.

Depardieu est Déveraux, un alias de Dominique Strauss-Kahn dans le nouveau film d’Abel Ferrara, qui sortira dans 10 jours sur Internet. Ou « la tragédie d’un homme au faîte de sa puissance et piégé par ses pulsions », résume Depardieu.

Qui s’y connaît en pulsions, en tous cas qui connait les siennes.

Pourquoi les comédiens boivent-ils tant ? lui demande Fabienne Pascaud ?

Réponse : « parce qu’ils sont fragiles.

Mais je ne suis pas un alcoolique. Les alcooliques se cachent, ils ont honte. Moi je ne me cache jamais. SI je bois –mais j’ai arrêté il y a 5 mois- c’est par excès de vie.

Il m’est arrivé de tenir à peine debout pendant les représentations de La Bête dans la jungle avec Fanny Ardant au théâtre ».

Voilà le reste à découvrir dans Télerama.

Confessions d’un immense acteur qui ne sent plus le cinéma français, qui avoue ne pas se supporter physiquement, qui déteste se regarder.

Et qui se réfugie désormais dans la lecture. « Je deviens sauvage » dit Depardieu. Comment aimer la vie, sans heurts, si on n’est pas sauvage ?

Extrait de « Je Pue » de Gérard Depardieu

Paroles et musique d’Elisabeth Depardieu.

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