On a beau dire…

Les Américains n’ont pas toujours eu la main heureuse pour choisir leurs présidents… ils en ont même élu un, un fils de président pourtant, qui croyait avant son arrivée à la Maison Blanche que les Talibans étaient un groupe de rock…

Mais pour les soirées électorales, alors là chapeau !

Impossible de ne pas rester happé, hypnotisé par ce nec plus ultra télévisuel, ce summum du suspense politique… Avec ces duplex qui s’enchaînent sans bavure ni temps mort des 4 coins du pays, ces commentateurs impeccables, jamais pris de court… et surtout ces cartes virtuelles et interactives, tâches rouges pour les républicains, bleues pour les démocrates… manipulées par des experts qui semblent connaître comme leur poche le moindre comté des Etats-Unis, et capables d’interpréter la plus infime variation électorale par rapport aux 12 élections précédentes.

On en était là, toujours fasciné, vers 11 h du soir, alors que ça commençait à sentir le roussi pour Mitt Romney… quand soudain, au beau milieu de la soirée de CNN, est apparu un vieil homme à l’accent hongrois.

C’était juste après une pub pour la nouvelle Cadillac à écran tactile –la bagnole américaine est donc toujours vivante-…

Et l’homme nous racontait face caméra, avec des tremolos dans la voix, sur fond d’images noir et blanc, qu’il était né en Europe de l’Est, qu’il savait bien lui ce qu’était le socialisme, un système qui rend les riches plus pauvres… mais les pauvres encore plus pauvres.

Et pendant que des clichés de la misère communiste des années 50 continuait de défiler, on se demandait où il voulait en venir…

Alors vous allez voir, écoutez bien la chute…

Extrait CNN

« Et c’est pour cela que je vote républicain. »

Fin de la pub.

Retour plateau.

CNN annonce juste après la réélection d’Obama et la défaite de ceux qui n’ont cessé de le traiter de socialiste.

La campagne était enfin achevée…

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