Il y a du très lourd dans le 7-9 ce matin, à 8h20 le prix Goncourt Eric Vuillard, le prix Renaudot Olivier Guez seront les invités de France Inter, rejoints à 8h40 par Monsieur le Président du Goncourt et de la République des Lettres réunis Bernard Pivot.

En guise d’apéritif, je leur offre ce papier du Parisien sur les mots qui sont périodiquement sortis du dictionnaire car tombés en désuétude. Larousse fait ce ménage tous les sept ans environ et publie un livre en forme de dernier hommage à ces exclus du dico.

Vous savez ce que c’est qu’une « branloire » ? Une sorte de balançoire. Une « cognasse » ? Un fruit, en l’occurrence un coing sauvage. Un « poulot » ? Un gros enfant. Un « abat-faim » ? Une grosse pièce de viande, j’en mangerais bien une là.

Les chanteurs et les écrivains peuvent ressusciter de vieux mots. Ainsi la « maille », une monnaie, mot disparu au 15e siècle, est réapparue grâce aux rappeurs des 20e et 21e siècles pour désigner tout simplement l’argent.

La langue est vivante donc les mots sont mortels. Ça c’est la version poétiquement correcte d’un débat autrement plus brutal dans Le Figaro où le canadien Mathieu Bock-Côté dans une tribune tire au mortier sur l’écriture inclusive, qui ferait déjà des « ravages » au Québec, qui jusque-là résistait avec panache en parlant un Français Majuscule et inventif.

C’est aussi ça la France : un pays où les mots font l’actualité. A lire dans Le Parisien et Le Figaro

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