Quelques conseils de lecture pour terminer cette semaine de souvenirs et d’hommages.

D’abord le récit le plus complet, le plus documenté sur les événements de janvier.

Ça s’appelle « Et soudain, ils ne riaient plus, les 3 jours où tout a basculé », signé de quatre journalistes : Marie-France Etchegoin, Marie-Amélie Lombard, Dorothée Moisan et Thierry Lévêque, qui nous placent au plus près des victimes et de leurs proches, des policiers, des juges, des politiques, des medias et des témoins de toutes sortes. C’est le bouquin de référence. C’est publié aux Arènes.

Deux livres très différents mais complémentaires pour comprendre la folie du fanatisme.

D’abord un livre de sociologue : Gérald Bronner « La pensée extrême, comment des hommes ordinaires deviennent fanatiques », aux PUF.

Et un livre de philosophe : « Les nouveaux somnambules » par Nicolas Grimaldi chez Grasset. Un essai lumineux et stimulant qui donne à réfléchir sur les croyances, qu’elles soient religieuses ou culturelles.

Et puis pour le pas de côté et le plaisir de lecture, je vous recommande vivement « Le kiosquier de Charlie » par Anaïs Ginori, la correspondante à Paris de la Repubblica, qui a été l’une des premières sur les lieux de la tuerie du 7 janvier.

Le kiosquier s’appelle Patrick, c’est celui du boulevard Saint-Germain, celui à qui chaque jour, Cabu et Wolinski venaient acheter des journaux, et qui, coïncidence renversante, se fera braquer sa voiture à midi par les frères Kouachi.

Il y a des révélations et pas mal de belles rencontres, dans le livre d’Anaïs Ginori. C’est brillant, personnel, ça parle aussi de journalisme et de papier. Ce papier qu’on dit en déclin et qui s’arrache soudainement quand un journal pleure ses morts et que l’imprimé renaît et résiste contre la barbarie.

Extrait de « Le crieur de journaux » par Marcel Amont.

Et "Le kiosquier de Charlie", par Anaïs Ginori, parait aux éditions des Equateurs.

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