Il fallait prendre un escalier tortueux, montrer patte blanche à la secrétaire, aimable mais ferme, et alors on accédait à un petit bureau encombré de livres. C’était l’antre de « Claudius imperator », l’éditeur Claude Durand, homme immense dans un tout petit bureau.

Voilà comment Thierry Gandillot, sur le site des Echos rend hommage à Claude Durand. L’éditeur, l’un des plus grands de sa génération est mort hier à 76 ans.

Editeur populaire, Régine Desforges, Simone Signoret, homme de coups, le livre de Pierre Péan sur François Mitterrand. Capable d’éditer aussi bien Serge Klarsfeld que l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus.

Claude Durand c’est surtout l’homme qui a fait découvrir au grand public quelques géants de la littérature mondiale : Garcia-Marquez, Soljenitsyne, Ismaïl Kadaré… Il avait aussi édité Lech Walesa avant la chute du rideau de fer. Un goût pour les dissidents et leurs idées dont il s’expliquait sur France Inter en 1987 au micro de Jacques Chancel.

Extrait.

L’un des échecs de Claude Durand, en revanche : ne pas avoir obtenu le Goncourt avec Michel Houellebecq. Un autre grand éditeur, une éditrice l’obtiendra quelques années plus tard avec Houellebecq : Teresa Cremisi. Teresa Cremisi invitée de France Inter ce matin. Elle publie un roman intitulé "La triomphante". Roman à clés sur son propre destin, celui d’une Italienne née en Egypte et qui a connu le succès en France. Avec Teresa Cremisi, entretien sur l’exil et la place que la France accorde ou non aux gens de talents.

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