Dans un pays gangréné par la corruption, c'est devenu une star nationale. Pour l’état civil, c’est Newton Ishii, mais pour tous les Brésiliens, c’est le Japonais de la Fédérale, ce policier d’origine asiatique qui passait les menottes aux suspects du scandale Pétrobras, la compagnie d’hydrocarbure accusée d’arroser les hommes politiques.

D’où la chanson composée en son honneur pour le dernier carnaval.

Extrait.

Le refrain dit « Ah mon Dieu, j’ai un coup au moral, on a frappé à ma porte, c’est le Japonais de la Fédérale. Newton a eu droit à son effigie en papier maché, le masque a été le plus vendu du carnaval, et quand la police a frappé début mars à la porte de l’ancien président, Lula se serait exclamé « mais où est la japonais de la fédérale ? ».

L’homme a même tourné une vidéo pour inciter les jeunes à rentrer dans les rangs de la police, pour en finir avec la corrpution et bâtir un Brésil meilleur.

Extrait.

Et voilà, la belle histoire s’arrête là parce que le Brésil meilleur ce fera sans lui. Le Japonais de la Fédérale vient de tomber pour corruption, condamné à quatre ans de prison pour aide à la contrebande, il est en semi-liberté.

Morale de cette histoire : il faut se méfier des idoles.

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