Le Figaro poursuit dans son édition de ce matin son exploration du monde scolaire.

Le quotidien n’en a jamais fait mystère : il trouve l’école d’aujourd’hui ubuesque voire kafkaïenne, et il préfère celle d’hier. Preuve supplémentaire avec cette pleine page, très intéressante, consacrée ce matin aux vieux manuels scolaires des années 50, 60 ou plus anciens encore. Quand ces livres ne sont plus disponibles, ils s’échangent assez cher sur internet : 30 à 90€ pour un exemplaire de Mico mon petit ours. Il se vend encore 80.000 exemplaires par an de la Méthode Boscher, apprentissage syllabique de la lecture. Le Tour de France par deux enfants et la très belle Ecole enchantée de Raylambert circulent aussi chez les grands-parents, en famille et parfois même en classe. Mais pourquoi diable ne plus se servir de ces livres s’ils sont si bons ? Un encadré pudiquement intitulé « des passages obsolètes » indique que ces manuels peuvent choquer aujourd’hui. La supériorité de « la race blanche » sur « la race jaune », « la race rouge » et « la race noire » renvoie Le Tour de France par deux enfants à une époque dont on est heureux, mais alors vraiment, qu’elle soit passée. Les exercices de maths où maman, comme toutes les femmes, sont en cuisine pendant que les garçons jouent aux billes sont également d’une autre époque.

Alors on apprenait peut-être mieux à lire dans ces vieux livres, mais on était aussi confronté au racisme, au sexisme et à de la fausse science. On peut détester l’école d’aujourd’hui mais lui reconnaître au moins l’immense mérite d’épargner ça à nos enfants.

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