Cela pourrait commencer par une devinette : quel a été le produit le plus vendu par Amazon pendant les périodes de fêtes ?

Un tourne-disque.

En Angleterre, le distributeur HMV a vendu une platine par minute dans la semaine précédant Noël.

Le produit est en vedette au salon électronique grand public de Las Vegas, le fameux salon censé anticiper les nouveautés du siècle à venir, et qui remet au goût du jour l’électrophone de notre jeunesse ou de nos parents. Comme si les avancées technologiques ressemblaient à un disque rayé.

Encore un chiffre : il s’est vendu l’an dernier aux Etats-Unis près de 20 millions de disques vinyles, un marché qui a généré des revenus supérieurs à celui du streaming gratuit.

Explication de l’envoyé spécial de l’AFP à Las Vegas : « comparé à la musique en ligne, le vinyle est tactile et interactif, on peut admirer sa couverture, lire les paroles imprimées au dos ou sur les pochettes. Le disque oblige aussi ceux qui l’écoutent à s’impliquer en le retournant ».

Dans L’Opinion, Eric Le Boucher prend au sérieux ce retour du vintage et pense que les économistes devraient s’interroger sur ce phénomène pour y chercher une réponse à la question qui les taraude : pourquoi la révolution Internet ne débouche-t-elle pas sur des gains de productivité ? Que signifient le besoin des pochettes, des paroles écrites du son rétro, des grésillements ? Bonne question ! Mais, en attendant, allez-vous étonner qu’on glorifie François Mitterrand et Michel Delpech…

Extrait« Mon Teppaz est en panne », Au bonheur des dames __

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