Quand Hafez-el-Assad, le père de Bachar arrive à Paris à l’été 98 pour une visite officielle à l’invitation de Jacques Chirac, chacun sait qu’il n’est pas seulement le dictateur,

Au pouvoir en Syrie depuis 28 ans, il est aussi le protecteur d’un des pires criminels nazis encore fuite : Aloïs Brunner, bras droit d’Adolf Eichmann, chef du camp de Drancy et considéré comme responsable de la déportation de plusieurs dizaines de milliers de juifs vers les camps de la mort.

Brunner réfugié à Damas dès les années 50, associé au régime Assad pour la mise en place de son appareil répressif et de ses techniques de torture dans les prisons. Mais dont la Syrie a toujours nié la présence.

Quelques jours avant sa venue en France, Hafez El Assad est interrogé à Damas par Patrick Poivre d’Arvor. Sa réponse tient en quelques mots : Aloïs Brunner, connais pas…

Extrait.

Hafez El Asad sur TF1 le 15 juillet 98.

Deux ans plus tard, Jacques Chirac sera le seul chef d’état occidental à assister à ses obsèques à Damas.

A ce moment-là, on le sait désormais, Aloïs Brunner était toujours vivant.

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