C’est Bizet qu’on assassine...

Vous vous souvenez sans doute des réactions la semaine dernière, lorsque l’on a appris que le théâtre de Florence, en Italie, allait donner une nouvelle version de Carmen, l’opéra le plus joué au monde. Une version remise au gout du jour, dans laquelle l’héroine, au lieu de mourir poignardé par Don José, tuait son ancien amant avec un pistolet.

Carmen revisité, au nom du combat contre les violences faites aux femmes.

Mais il manquait la fin de l’histoire...

Et c’est Théo RAMPAZZO, pour le Figaro qui nous la raconte.

Dimanche dernier, le tout Florence se presse donc au Téatro Del Maggio pour la première, prêt a assister à la revanche de la belle cigarettière. 

Arrive enfin la scène finale. Tout le monde retient son souffle.... Don José s’élance vers Carmen, prêt à la tuer... lorsqu’elle sort une arme, et fait feu vers lui...

Enfin ça, c’est ce qui était prévu.... Car de feu, il n’y eu pas... Aucun son, n’est sorti de l’arme.

Deuxième tentative, et 2 ème échec..

Caramba encore raté. Cette fois le pistolet s’est enrayé...

Du coup le pauvre Don José fait mine de s’effondrer quand même, sans qu’on comprenne ce qui l’a tuer... a part le ridicule...

Sifflet dans la salle... Huées pour le metteur en scène, une fois le rideau tombé.

La presse italienne s’en donne a cœur joie. « Et  à la fin, Don José mourut d’un infarctus », s’amuse la STAMPA....

On ne sait pas ce qui s’est passé... 

Un accessoiriste distrait a-t-il oublié de chargé l’arme ? Y t-il eu complot ? Vengeance ? 

En tous cas... c’est Bizet qu’on ressuscite.....

Extrait Carmen de Stromae

Et le coup était plutôt réussi

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La semaine dernière la version féministe de Carmen à Florence avait fait parler d'elle, mais il manquait la fin de l'histoire. Ici Carmen avec Claire Motte et Tonny Borg en 1969 © AFP / AFP
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