Trois visages à la Une de presque toute la presse ce matin.

Trois photos noir et blanc à la une de L’Equipe et trois prénoms : Camille, Alexis, Florence, en ouverture d’un cahier de seize pages.

« Destins brisés », titreLe Parisien / Aujourd’hui en France .

Ils étaient «Hors normes », c’est la manchette de Libération , avec Laurent Joffrin...

Beaucoup d’hommages, peu de polémiques. Plusieurs éditos pour souligner qu’il s’agit d’un accident d’hélicoptère, un dramatique fait divers, mais que la télé-réalité n’est pas responsable de ce désastre.

A part cela, on reparle des cartes de presse ?

Non, rien d’indécent ou de nombriliste. On parle des centaines de précaires, journalistes pigistes, - et vous en entendez souvent sur cette antenne - qui ne gagnent pas assez pour l’obtenir, cette carte.

De ceux, payés au cachet, en droit d’auteur, ou même sur facture, parce que ça coûte moins cher aux employeurs. Et de cette commission de la carte qui exige des reporters de terrains souvent incontestables, des dossiers, des copies d’articles, d’émissions ou de reportages, avant parfois comparution devant ses membres… pour décider : qui est journaliste et qui ne l’est pas ?

Oui il y a un problème de transparence, il y a problème sur les critères d’attribution de cette carte, qui n’est pas qu’un morceau de plastique pour ceux qui se frottent aux policiers sur des manifestations… ou à des soldats sur des terrains de guerre. Pour ceux-là qui font vivre l’information et nous aide à comprendre le monde, c’est un outil précieux qui mérite mieux qu’un débat sommaire ou des décisions arbitraires.

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