Dedans ou dehors. Ou à bonne distance ?

Comment regarder, comment évaluer cet objet politique non répertorié qui se prolonge et se renouvelle soir après soir ?

La presse nationale hésite, depuis 10 jours, entre la crainte de rater l’étincelle, c’est le nom choisi par le site Les Jours pour son feuilleton sur le refus de la loi travail… et la méfiance à l’égard d’un mouvement hétéroclite et incontrôlé.

Mais qui dure, qui résiste. Ce qui fait –et c’est nouveau- que Nuit debout occupe des pages entières dans tous vos quotidiens, ce matin.

Dedans ou dehors. Ou entre les deux, depuis un balcon de la place de la République, comme dans l’Opinion.

Le dilemme vaut aussi pour les politiques.

Vaut-il mieux se tenir à l’écart, de peur d’être reconnu et malmené ? Ou plonger dans la foule, avec le risque, l’humiliation de ne pas être reconnu et de passer complètement inaperçu ?

Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis en avait fait l’expérience il y a 10 jours. « Personne ne m’a reconnu » disait-il.

Ce matin, Le Parisien nous révèle que la ministre Axelle Lemaire a déambulé incognito parmi les manifestants dimanche soir. Sortie présentée comme un exploit. Première incursion d’un membre du gouvernement, souligne le journal… façon – c’est à la télé ce soir- rendez-vous en terre inconnue.

Extrait de « La nuit debout » par Stéphan Eicher, sur des paroles de Philippe Djian. __

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