Mourir un jour de fête national, drôle de pied-de-nez quand on a l’armée dans le pif, et qu’on est allergique aux défilés militaires. C’était il y a 20 ans, tout juste, le 14 juillet 93, Léo Ferré nous quittait.Extrait du journal de 8h de France Inter, de 1993, archive INA. Enragé, engagé, et souvent mal luné. Car de Léo l’anar, il nous reste aussi quelques coups de gueule mémorable. Comme ce soir de 1987 aux Francofolies de la Rochelle…. Où le public en prend pour son grade.Extrait du concert de Léo Ferré aux francofolies

Et il en avait des colères, Léo Ferré. Dans le désordre contre les bourgeois, les journalistes, Thatcher, ou même la gauche….. Lui qui disait que le socialisme était la salle d’attente vers le facsime. Et puis il y a les femmes : Ferré les a aimées beacoup, au point d’en épouser trois.De là à le dire devant les caméras, surtout pas…. Extrait d’un documentaire de 1971, "A bout portant". Ferré le mysogine, sauf quand il s’agit de chanter les femmes. Et là, la colère faisait place à la caresse…Extrait du poème d'Aragon « Suffit-il donc que tu paraisses… », publié dans «Le Roman inachevé» et chanté par Léo Ferré. Léo Ferré qui chante Aragon, et non, décidément, avec le temps, on n’oublie rien.

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