New York Times press room
New York Times press room © corbis / © Bettmann
Une curiosité relevée par slate.fr, un cas unique dans la presse mondiale : vous ne lirez pas, vous ne lirez jamais de grossièreté dans[ le _New York Times_ ](http://www.nytimes.com/). Pas le moindre fuck, pas de trace de shit. Même quand le gros mot est prononcé par un officiel, ce qui est de plus en plus fréquent, le Times écrit qu’un juron a été proféré, ou bien « un adjectif indécent qui ne convient pas à un journal familial ». C’est écrit en toutes lettres dans le guide des règles éditoriales : « Le _New York Times_ se différencie des autres publications en défendant une forme de courtoisie dans le discours public.» Quitte à paraître vivre dans un autre temps. Mais le contournement du gros mot semble être devenu une sorte de jeu littéraire, à base d’astérisque ou de périphrase. Il y a dix ans, quand le vice-président Dick Cheney avait dit à un sénateur d’aller se faire foutre, le Times avait pudiquement écrit qu’il avait proféré une obscénité. Mais on ajoutera qu’un autre journal le _Washington Times_ avait été un peu plus explicite pour traduire ce « Go fuck yourself » « Cheney a enjoint le sénateur à faire un acte anatomiquement impossible ». _Extrait de “Fuck you” de Lily Allen._
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